Lancement de la viande bovine française en Chine

Afin de marquer l’arrivée officielle de la viande bovine française sur le marché chinois, l’Ambassade de France en Chine a organisé une réception à la Résidence. Cet évènement fut l’occasion de remercier l’ensemble des partenaires, de renforcer les coopérations franco-chinoises et de faire connaître les atouts de la viande bovine française.

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La soirée, à laquelle furent conviés les partenaires chinois d’importation et de distribution, s’est déroulée en présence de M. Jean-Maurice Ripert, Ambassadeur de France en Chine, de M. Dominique Langlois, Président d’INTERBEV, l’interprofession française du bétail et de la viande, ainsi que des services sanitaires et de 4 entreprises françaises (Bigard, Elivia, SVA Jean Rozé et Puigrenier).

Ce fut l’occasion de remercier chaleureusement l’ensemble des officiels du gouvernement chinois qui ont travaillé de longs mois aux côtés des entreprises de transformation de viandes françaises, des services de l’Etat français et de l’interprofession pour aboutir à l’ouverture du marché chinois après 17 années d’embargo. « Ce retour de la viande française en Chine […] constitue un signe du lien fort et indéfectible qui unit la France et la Chine », souligne M. l’Ambassadeur.

Par ailleurs 4 partenariats institutionnels et commerciaux franco-chinois ont été signés pendant la soirée, renforçant la coopération entre les deux pays sur la filière bovine et confirmant les attentes fortes du marché chinois.

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Suite à la signature du protocole sanitaire d’exportation le 25 juin 2018, deux abattoirs français ont reçu l’agrément d’exportation – le groupe Bigard, leader du marché français et Elivia le numéro 2 en France. Les premiers kilos de viande bovine française ont été importés à l’occasion de la 1ère foire internationale des importations de Chine le 6 novembre dernier, et la première exportation commerciale a eu lieu chez le fournisseur de produits frais T-Mall en novembre.

Du fait de sa population très nombreuse et du dynamisme de son économie, la Chine, 2ème importateur mondial de viande bovine, est un marché stratégique pour la filière française qui espère exporter plusieurs milliers de tonnes vers le marché chinois en 2019.

Premier producteur européen de viande bovine avec 1,5 million de tonnes par an, la France exporte 15% de sa production dont la qualité est reconnue en raison de l’alimentation naturelle des bovins, élevés sans hormones depuis plus de 30 ans. « Nous exportons 15% de notre production », souligne INTERBEV, « Les produits exportés sont de même qualité que les produits consommés par les Français puisque tous les abattoirs français exportateurs produisent à la fois pour le consommateur français et pour les consommateurs étrangers. »

Les nombreux atouts et la qualité supérieure du bœuf français ont été mis en lumière pendant la soirée lors d’une démonstration de découpe réalisée par M. Romain Leboeuf, boucher Meilleur Ouvrier de France qui s’est déplacé pour l’occasion, suivie d’une dégustation de nombreux plats français et chinois cuisinés à base de viande de bœuf française.

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Discours de l’Ambassadeur de France en Chine

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M. le Président de l’interprofession bovine,
M. le Directeur adjoint de la Division Viandes de l’Administration générale des Douanes chinoises,
Mesdames et Messieurs les représentants de l’Administration générale des Douanes chinoises,
Mesdames et Messieurs les représentants du Ministère de l’agriculture et des Affaires rurales,
Mesdames et Messieurs les membres de la délégation d’Interbev,
Mesdames et Messieurs,

C’est un très grand honneur et un très grand plaisir pour moi de vous accueillir à la résidence de France pour cette soirée de promotion de la viande bovine française en Chine.

Certes, notre viande n’a pas attendu cette soirée pour être proposée à la table des consommateurs chinois puisque nous avions fêté son arrivée avec le ministre de l’agriculture français, M. Didier Guillaume, lors de la Foire internationale des importations de Chine, en novembre 2018.

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Plusieurs envois ont suivi, de la part des exportateurs agréés, qui ont été vendus notamment dans les magasins Carrefour.

D’autres envois sont imminents, notamment de la part d’entreprises présentes ici ce soir.
Elles n’attendent plus que la délivrance de leur agrément pour démarrer leurs exportations, suite aux contrats qu’elles ont conclu avec leurs partenaires chinois.

Ce retour de la viande française en Chine, après plus de 17 ans d’absence, constitue l’aboutissement d’une intense coopération entre nos deux pays, initiée il y a un an, en janvier 2018, par le Président Emmanuel MACRON et le Président XI Jinping.

Cette concrétisation d’un engagement politique pris au plus haut niveau, à travers la mise en œuvre de la feuille de route donnée aux administrations, constitue un signe du lien fort et indéfectible qui unit la France et la Chine, dont nous célébrons les 55 ans des relations diplomatiques cette année.

Je tiens, ici, à remercier très chaleureusement les représentants de l’Administration générale des Douanes, tout particulièrement le Directeur général, M. BI Kexin, et ses équipes, M. LIU Jian, M. WANG Gang ainsi que leurs collaborateurs.

Ils ont fait preuve d’un fort engagement, menant à bien le projet sans ménager leur peine, déterminés à conclure cette ouverture.

Je veux aussi rendre hommage au travail réalisé par la partie française, tant par les membres de l’administration – le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, FranceAgriMer, ainsi que les services de l’ambassade de France en Chine – que par les organisations professionnelles – Interbev et les entreprises candidates à l’export – pour leur détermination à atteindre l’objectif poursuivi et pour leur coordination dans le travail accompli.

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Aujourd’hui, deux abattoirs et deux entrepôts sont autorisés à exporter de la viande vers la Chine. C’est bien, mais ce n’est bien sûr pas assez et cinq autres abattoirs attendent encore leur agrément. Nous espérons tous que ceux-ci soient octroyés prochainement, dans le cadre de la relation de travail et de confiance qui s’est établie entre nos services vétérinaires.

Je ne doute pas que les exportateurs français utiliseront la possibilité dont ils bénéficient pour développer de manière déterminée leur présence sur le marché chinois, et y porter haut les couleurs de la viande bovine française.
Ils savent l’espoir que nous mettons en leur succès !

Le dispositif de sécurité sanitaire que la France a développé peut être digne de confiance. Nous avons en effet fait le choix d’une approche intégrée du contrôle de la chaine alimentaire, sous l’autorité d’un même ministère : le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.
L’approche « de la fourche à la fourchette », guidée par les avis scientifiques émis en toute indépendance par l’Agence nationale d’évaluation du risque sanitaire, l’ANSES, permet ainsi d’agir de façon cohérente et efficace sur l’ensemble des maillons de la chaine.

Notre pays est l’un des rares à avoir éradiqué des maladies majeures affectant le cheptel bovin, et notamment l’encéphalopathie spongiforme bovine.
Preuve de l’efficacité de son action pour la protection des consommateurs, la France a été classée au 2ème rang mondial par l’Intelligence Economist Unit en matière de sécurité sanitaire des aliments.

Les viandes bovines françaises proviennent d’élevages respectueux de l’animal, où l’usage des hormones, des antibiotiques de croissance et des farines animales est interdit, et où le bien-être des animaux est recherché.
Elles sont également issues d’élevages respectueux de l’environnement et des paysages, l’élevage bovin œuvrant au maintien de prairies naturelles, disposées en bocages, et de nos territoires ruraux.

Cet engagement en faveur d’une production respectueuse de l’environnement et de l’agroécologie a d’ailleurs valu à la France d’être classé au 1er rang mondial en matière de durabilité des systèmes alimentaires, pour la 3ème année consécutive, toujours par l’Intelligence Economist Unit.

Les viandes bovines françaises sont aussi le produit d’une tradition bouchère séculaire, forte d’un savoir-faire unique en matière de découpe, transmis de génération en génération.

Je ne peux qu’encourager les consommateurs chinois à goûter et à consommer un met d’excellence, alliant la qualité sanitaire au plaisir des sens, que je dirais presque doté de vertus médicinales.

Et d’ailleurs, il est temps de passer de la parole aux actes, et de vous laisser déguster les produits qui ont été préparés pour vous, ce soir, par nos chefs cuisiniers, et notamment M. Romain Lebœuf (ça ne s’invente pas !), Meilleur ouvrier de France, et le chef de l’Ambassade, non moins excellent et talentueux, notre ami M. Julien Moulières.

Bonne dégustation à tous, et un plein succès au bœuf français en Chine !

Dernière modification : 31/01/2019

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