Voltaire et la Chine : de la Chine des autres à l’Extrême-Orient de soi [中文]

« Sans éblouir le monde, éclairant les esprits, il ne parla qu’en sage, et jamais en prophète ; cependant on le crut, et même en son pays » (Voltaire, sur Confucius).

Voltaire place sa lecture de la Chine dans le cadre des vertus confucéennes d’unité, de modération, de tolérance, de critique de soi, d’amitié, d’humilité, d’humanité et d’hospitalité. La période 1740-1770 constitue un âge d’or où l’Europe a vraiment rencontré le monde chinois. Dans cette rencontre, Voltaire aurait joué un rôle central.

La récente réédition du Dictionnaire philosophique montre comment Voltaire à la fois reproduit et dépasse ce modèle chinois pour aller vraiment à la rencontre de la civilisation chinoise et de soi-même, notamment, à travers la lecture de Confucius. Cette conférence examinera donc le fonctionnement du modèle chinois au sein de la rhétorique voltairienne, puis le dépassement et la traduction de ce modèle par Voltaire, notamment dans L’Orphelin de Chine, et enfin l’étonnante rencontre philosophique de Voltaire avec l’œuvre humaniste de Confucius.
François-Marie Arouet de Voltaire - JPEG

Dernière modification : 15/08/2014

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