Venezuela - Syrie - Déclaration de M. Jean-Yves le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à son arrivée au Conseil des affaires étrangères [中文]

(Bruxelles, 18 février 2019)

Simplement, sur les points à l’ordre du jour cette matinée, je voudrais insister sur deux aspects : le premier concerne le Venezuela, nous allons renouveler notre volonté de faire respecter l’État de droit dans ce pays. Le groupe de contact international qui s’est réuni à Montevideo a été une bonne initiative européenne, avec la volonté de sortir de la crise politique. Et l’on ne sortira de la crise politique au Venezuela q ue par une élection présidentielle sous garantie démocratique, c’est ce que nous allons défendre au cours de la réunion de ce matin. Cette sortie démocratique pour nous est confiée à M. Guaido, car il a la légitimité aujourd’hui pour organiser cette élection présidentielle. Et dans le même état d’esprit, nous protestons fortement sur les conditions dans lesquelles ont été expulsés aujourd’hui cinq parlementaires européens qui venaient s’inquiéter du processus démocratique au Venezuela.

Je voudrais aussi dire quelques mots sur la situation en Syrie puisque les derniers bastions territoriaux de Daech sont en train de tomber, ce qui ne veut pas dire que l’action de Daech soit terminée. Au contraire, il y a des risques maintenant de clandestinité. Il n’empêche que la paix territoriale est en train d’être gagnée, cela ne veut pas dire que la paix globale est en train d’être gagnée. Au contraire, il faut maintenant la reconstruire, et pour reconstruire la paix, il importe qu’il y ait un processus politique. Et celui-ci est lié à l’application de la résolution des Nations unies. En dehors de cela, il n’y aura pas de paix durable en Syrie, il n’y aura pas de reconstruction de paix s’il n’y a pas ce processus politique que M. Pedersen est chargé de mettre en oeuvre. C’est en tout cas la position que la France soutiendra. Merci.

Dernière modification : 19/02/2019

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