Tribune conjointe franco-allemande [中文]

Tribune conjointe pour le 57e anniversaire du Traité de l’Élysée et le 1er anniversaire du Traité d’Aix-la-Chapelle

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Mesdames et Messieurs, Chers amies et amis,

Nous sommes réunis aujourd’hui pour évoquer deux pays dont l’influence et le poids économique sont indiscutables dans leur partie du monde et dans le monde entier, deux pays dont la frontière commune n’est qu’un étroit filet d’eau, deux pays qui ont occupé et même annexé des parties du territoire de l’autre où leurs soldats ont combattu les uns contre les autres.

Ce sont la France et l’Allemagne qui ont donné l’impulsion qui a débouché sur la coopération et l’intégration européenne d’après-guerre. Les premiers pas nous ont conduit de l’établissement de la communauté économique du charbon et de l’acier en 1951, au Traité de Rome en 1957 avec ses six premiers États membres, à la Communauté Économique Européenne (CEE) qui connut une croissance sans précédent et qui la voit aujourd’hui former une union européenne à 28. C’était l’idée que des liens lieraient les différentes économies nationales dans un but commun : la prospérité, l’idée que l’intérêt commun prendrait le dessus sur l’individualisme et les rivalités nationales.

L’élargissement de l’Union Européenne ne s’est pas traduit uniquement par une augmentation numérique. Les changements politiques de la fin du siècle dernier ont mis beaucoup de temps à s’opérer dans les parties centrale et orientale de l’Europe. Ils ont atteint leur point culminant en 1989 lorsque la chute du mur de Berlin a mis fin à la division du continent.

Nous sommes heureux et fiers de commémorer aujourd’hui ce traité d’amitié et de coopération bilatérale que la France et l’Allemagne ont signé à Paris en 1963. L’importante avancée jusqu’au rapprochement des années précédentes dut sa réussite à la rencontre des cœurs et des esprits du Président français Charles de Gaulle et du Chancelier allemand Konrad Adenauer. Les efforts qu’ils ont déployés pour bâtir un futur meilleur pour les deux peuples n’ont pas de prix ; ils ont été traduits dans le Traité de l’Élysée par l’établissement d’un vaste réseau de contacts bilatéraux à tous les niveaux, des gouvernements à la société civile, et surtout parmi la jeunesse des deux pays.

Sur un plan politique, les contacts étroits initiés par le Traité de l’Élysée ont permis à la France et l’Allemagne de coopérer très efficacement avec nos partenaires en Europe pour favoriser une intégration européenne basée sur la démocratie et réaliser la prospérité économique à un degré impensable il y a une génération. Par exemple, quand vous prenez un airbus aujourd’hui, vous voyagez dans un appareil dont l’existence doit beaucoup aux efforts des deux pays, efforts initiés par le Traité de l’Élysée. Tout ceci fait partie intégrante de l’Europe que nous voulons, l’Europe que nous souhaitons léguer à nos enfants.

Chers amis de la France et de l’Allemagne,

Nous sommes conscients du fait que nous devrons continuer à faire des choix difficiles, nous devrons gérer des détails pas toujours plaisants. Les débats entre nos deux pays vont parfois paraître « musclés ». Mais, une chose est certaine, nous, c’est à dire les représentants de la France et de l’Allemagne, savons et sommes heureux de savoir que nous serons désormais unis pour affronter les défis du futur, nous l’espérons, pour les 50 années à venir. Cette détermination a d’ailleurs été rappelée l’année dernière, à l’occasion de la signature, toujours le 22 janvier, d’un nouveau « traité d’intégration et de coopération franco-allemand d’Aix-la-Chapelle » qui doit entrer juridiquement en vigueur cette semaine.

(CG Bruno Bisson, F, GK Wolfgang Rudischhauser, D)

Dernière modification : 22/01/2020

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