Témoignage d’une étudiante de l’Université des études internationales de Shanghai en échange à l’IAE de Grenoble

Fondée à la fin de l’année 1949, l’Université des études internationales de Shanghai est un établissement d’enseignement et de recherche multidisciplinaire et l’une des universités clés du pays qui se consacre à la formation des élites spécialisés en langues étrangères.

Le département de langue et littérature françaises de cette université a été crée en 1956. Il accueille aujourd’hui plus de 400 étudiants bac+4, avec 57 étudiants inscrits en master et 11 chercheurs inscrits en doctorat. Il a établi depuis les années 80 de nombreuses relations de coopération avec des établissements d’enseignement supérieur de différents pays francophones et notamment avec l’IAE de l’université de Grenoble. Le département de français et l’IAE ont ainsi créé une classe d’études conjointes (enseignement bilingue français/anglais + études en économie). Chaque année, plusieurs étudiants chinois effectuent ainsi un séjour d’études en France lors de leur quatrième année d’études de Benke (licence).

Mlle WU Xiaohui (Céline), qui a rejoint l’IAE de Grenoble à la rentrée de septembre dernier, a bien voulu répondre à nos questions.

Mlle WU Xiaohui - JPEG Comment vous étiez-vous préparés à votre arrivée à Grenoble ?
WX : Comme c’est la première fois que nous suivons des études à l’étranger, nous avons recherché beaucoup d’informations sur internet en avance. Par exemple : comment on peut acheter la carte SNCF, quelle banque choisir pour couvrir un compte bancaire, la position géographique de notre dortoir, etc. Grâce à l’école, nous n’avons pas eu de problèmes de logement et d’assurance.

Vous avez commencé les cours : quelles différences avez-vous remarquées entre le système éducatif français et le système éducatif chinois ?

« Il y a beaucoup de différences entre les systèmes éducatifs des deux pays. En France, l’atmosphère pour les études est plus agréable, comme l’amphithéâtre, le bibliothèque, tout ça peut aider à pousser des étudiants à étudier. Deuxièmement, les professeurs attachent vraiment beaucoup d’attention au team building, ils nous recommandent souvent de faire un groupe et discuter le sujet au lieu de nous donner directement un résultat.

Troisièmement, les étudiants français sont plus actifs pendant les cours ; chacun a sa propre opinion, mais les idées des étudiants chinois sont coincées. Il n’y a pas beaucoup de possibilités pour les étudiants chinois d’exprimer ce qu’ils pensent réellement, ils ont peur de dire des bêtises.

Dernièrement, je crois que l’évaluation française est meilleure que celle en Chine. En Chine, les formes d’examens sont pareils, les tests sont rigides, quelquefois, les étudiants peuvent obtenir un résultat en répétant machinalement, mais en France, il y a beaucoup de critères pour évaluer un étudiant : le groupe de discussion, la soutenance, le contrôle continu, le mémoire ; tout ça peut développer nos compétences. »

Si vous aviez un conseil à donner à des étudiants chinois qui vont partir poursuivre leurs études en France, quel serait-il ?

« Je crois qu’on doit améliorer notre français oral, sinon on a beaucoup de difficultés à se mélanger avec des Français, comprendre ce que le professeur dit.

On peut écouter de temps en temps de la radio française, ou bien lire des journaux français comme Le Monde, Le Figaro, etc. De plus, on peut lire des livres concernant la spécialité que vous allez choisir.

Le dernier point c’est d’essayer d’être confiant : n’ayez pas peur de parler avec des Français. Avec le temps, on peut s’améliorer. »

Elle conclut : « En un mot, la vie en France est très bien, le rythme de la vie est lent, les gens savent bien comment jouir de la vie. »

Dernière modification : 25/10/2011

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