Table ronde de l’Innovation en présence du Premier ministre [中文]

Rassemblées autour du Premier ministre, Manuel Valls, une vingtaine d’entreprises françaises de haute technologie implantées à Shanghai et impliquées dans des activités de recherche et de développement sont venues partager leurs expériences.

Réunion du club R&D autour du Premier ministre Manuel Valls - JPEG

La Chine est un des pays les plus dynamiques au monde en termes de Recherche et de Développement. Cela se traduit pas une croissance rapide de ses dépenses en R&D qui ont progressées de près de 20 % par an depuis 2005. Elles se sont établies à environ 130 milliards d’euros en 2013, et certainement plus en 2014. Déjà premier déposant de brevets au monde en volume, la Chine prévoit de quadrupler le nombre de brevets d’inventions d’ici 2020.

Comment les entreprises françaises de haute technologie implantées à Shanghai et impliquées dans des activités de recherche et de développement bénéficient-elles de ce dynamisme chinois ? Cette question fut au cœur de cette réunion du « Club R&D » à Shanghai, lieu d’échange et de partage d’expérience des industriels français, et piloté par le service pour la science et la technologie du Consulat général de Shanghai.

Présentes sur le marché chinois de longue date pour certaines, les entreprises françaises se sont impliquées dans des activités de Recherche et Développement pour assister leurs centres de production et consolider leurs positions en proposant des produits originaux, intégrant les dernières technologies et conçus en Chine pour le goût des clients chinois. Motorisation, design intérieur et extérieur des automobiles, cosmétique, agro-alimentaire, chimie, nouveaux matériaux, etc., autant de domaines couverts par nos entreprises en Chine qui ont œuvré à adapter leurs produits, à en créer de nouveaux, cela, pour répondre à une demande locale dont l’exigence de nouveauté ne cesse de s’amplifier.

Sur ce marché ultra compétitif, c’est bien sur le potentiel des jeunes ingénieurs chinois, dont beaucoup sortent et sortiront des instituts franco-chinois d’ingénierie, que nos entreprises ont le plus à gagner. Ils sont souvent de bons francophones, ils connaissent la culture française et partagent nos valeurs, valeurs qu’ils retrouvent dans les groupes français installés localement. Aux dires de chacun, c’est un atout de poids pour une implantation durable.

La Chine est forte d’un réseau d’universités, de centres de recherche, d’incubateurs, de parcs industriels démesurés, souvent d’excellent niveau. Les collaborations avec ces entités locales sont alors particulièrement fructueuses. C’est un des thèmes abordés au cours de cette table ronde. A travers l’innovation ouverte ou « open innovation », les énergies et les idées issues de corps de métiers différents de ceux de l’entreprise sont mobilisées, les temps de développement de produits en intégrant des technologies déjà existantes sont réduits et les risques et coûts de l’innovation sont partagés. Il permet aussi à une entreprise de se tourner vers l’extérieur lorsqu’elle se trouve confrontée à un défi technologique. C’est une stratégie pleinement adoptée par nos entreprises.

Parmi les défis que la Chine doit relever, l’environnement et la santé figurent en bonne place.

Depuis le 1er janvier 2015, la protection de l’environnement est une priorité nationale. C’est à travers le renforcement des normes environnementales que les entreprises françaises de ce secteur peuvent trouver des catalyseurs d’innovation, et donc des vecteurs de croissance.

C’est également vrai dans le domaine de la santé. La Chine est le 2ème marché mondial de la santé, qui est en croissance de 10 à 15% par an. Les besoins en santé publique représentent des enjeux sociaux, politiques et économiques colossaux. Pour les entreprises françaises, faire de la R&D facilite l’accès au marché en permettant de prendre en compte les spécificités génétiques des populations chinoises très en amont, d’accélérer les essais cliniques, l’enregistrement des médicaments, et donc leur mise sur le marché.

Réunion du club R&D autour du Premier ministre, Manuel Valls, le 31 janvier à Michelin - JPEG

Dernière modification : 17/09/2019

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