Sondage 2019 : comment les Français vivent-ils à Shanghai ?

Du 21 mars au 21 avril 2019, le consulat de France à Shanghai a effectué un sondage via Internet destiné à mieux connaître les Français installés dans la circonscription consulaire de Shanghai, leurs conditions de vie et leurs attentes vis-à-vis du consulat.

Introduction

Du 21 mars au 21 avril 2019, le consulat de France à Shanghai a effectué un sondage via Internet destiné à mieux connaître les Français installés dans la circonscription consulaire de Shanghai, leurs conditions de vie et leurs attentes vis-à-vis du consulat. Le sondage abordait également les thèmes de la famille, de la santé, de l’éducation, de l’emploi, des loisirs et de l’adaptation à l’environnement local.

Au total, 897 personnes, soit 18,6 % des personnes majeures inscrites au registre des Français établis hors de France, ont répondu au sondage. C’est un point de plus qu’en 2015, date du dernier sondage conduit par le consulat qui faisait également suite à des enquêtes réalisées en 2012 et en 2008.

Les données recueillies en 2019 ont été mises en perspectives avec celles obtenues lors des consultations précédentes.

Méthodologie

Un questionnaire comportant environ quatre-vingt questions a été mis en ligne sur le site Internet du consulat. La participation a été encouragée par des actions de communication du consulat (annonce sur le site Internet et sur la page WeChat, courriel à la communauté française) et des conseillers consulaires.

Rappelons sur le plan méthodologique que l’échantillon des sondés ne constitue pas une représentation statistique exacte de la population française expatriée dans la circonscription. Ainsi, avec 69 % d’hommes le panel comprend une population plus masculine jeune que celle inscrite au Registre du consulat.

Plus de le moitié (55 %) des sondés vivent en Chine depuis au moins 5 ans et 11 % depuis moins d’un an. Si 29 % des sondés ne savent pas combien de temps ils vont résider en Chine, 10 % déclarent envisager de rester moins d’un an et 27 % entre un et trois ans. En revanche, 14 % des sondés pensent qu’ils resteront en Chine plus de six ans.

Concernant la répartition géographique des sondés, 90 % sont installés à Shanghai (89 % d’après le registre), devant Suzhou (3 %), Nankin, Ningbo, Hangzhou, Wuxi, puis d’autres villes de la circonscription.

1- Situation familiale


Près de 80 % des sondés vivent en couple (67 % sont mariés, 9,7 % vivent maritalement et 2,2 % sont pacsés). 43 % des sondés ont un conjoint de nationalité étrangère. Trente-huit nationalités sont représentées. Les conjoints de nationalité chinoise sont les plus nombreux (76 %).

PNG - 10.6 ko
Situation familiale

2- Niveau d’études


Les Français de la circonscription ont un niveau d’études très élevé : le taux de diplômés de l’enseignement supérieur est de 96 %. Ce chiffre demeure stable et devrait le rester du fait des nouvelles règles d’obtention du permis de travail introduites en 2017.

PNG - 10.2 ko
Niveau d’études

3- Situation professionnelle


84 % des sondés déclarent exercer une activité professionnelle. Par ailleurs, 73 % des conjoints d’expatriés exercent une activité professionnelle contre 70 % lors du précédent sondage. Le travail représente le principal motif de l’expatriation pour 62 % des personnes ayant répondu (rejoindre le conjoint représente 19, % des réponses) et 60 % d’entre elles disposaient d’un emploi à leur arrivée dans la circonscription.

On compte également 8 % de retraités et 13,5 % de personnes à la recherche d’un emploi, et 25 % d’étudiants.

Près de 60 % des sondés sont sous contrat local, contre 50 % en 2015. La proportion des contrats expatriés a connu une nouvelle baisse (- 6 points) et ne représente plus que 24,5 % des sondés (contre 47 % en 2012).

La part des travailleurs indépendants baisse également, passant de 16 à 11,1 % entre 2015 et 2019.

PNG - 7.7 ko
Situation professionnelle

46,7 % des sondés travaillent pour une entreprise française, 24,8 % pour une entreprise chinoise et 14 % pour une entreprise européenne. 14,3 % sont employés par une entreprise battant un autre pavillon ou n’ayant pas une nationalité unique (joint-venture par exemple).

La répartition depuis le précédent sondage a profondément évolué. En effet, le pourcentage de sondés travaillant pour une entreprise française a baissé de 6,3 points tandis que celui des sondés employés par une entreprise chinoise progressait de près de 7 points.

36 % des sondés travaillent dans une structure de taille moyenne (de 11 à 500 employés). 32 % d’entre eux exercent dans des entreprises employant plus de 500 personnes.

La répartition par secteur d’activité est la suivante :

Action sociale 0 % 3 réponses
ONG 0 % aucune réponse
Education 11 % 99 réponses
Santé 2 % 21 réponses
Services récréatifs 2 % 14 réponses
Administration 1 % 6 réponses
Services aux particuliers 1 % 5 réponses
Activités immobilières 1 % 7 réponses
Humanitaire 0 % aucune réponse
Tourisme 2 % 15 réponses
Organisations internationales 1 % 10 réponses
Industries des biens de consommation courante 7 % 59 réponses
Commerce 9 % 82 réponses
Restauration 2 % 16 réponses
Industrie de biens intermédiaires 7 % 59 réponses
Activités financières 1 % 12 réponses
Services aux entreprises 12 % 109 réponses
Industries agricoles et alimentaires 2 % 16 réponses
Agriculture, sylviculture 1 % 8 réponses
Energie et eau 2 % 17 réponses
Transports 3 % 23 réponses
Industrie automobile 1 0% 88 réponses
Industries des biens d’équipement 7 % 63 réponses
Construction 2 % 17 réponses

Le niveau de rémunération des Français ayant répondu au sondage de 2019 est stable par rapport aux sondages réalisés antérieurement.

4- Santé et protection sociale


93 % des sondés bénéficient d’une assurance médicale, soit autant qu’en 2015. Les compatriotes non couverts par une assurance mettent principalement en avant des considérations financières pour expliquer la décision de ne pas souscrire (63,5 %). 2 % des sondés déclarent avoir des difficultés à faire face à leurs dépenses de santé et 32,9 % consultent moins régulièrement en raison des coûts. Ces chiffres n’ont pas connu d’évolution notable depuis 2015.

Plus de la majorité (59 %) des Français couverts disposent d’une assurance souscrite auprès d’une entreprise privée. 6,3 % des sondés restent affiliés à la sécurité sociale alors que 32 % ont opté pour la Caisse des Français de l’étranger. Les sondés s’estiment à 82 % (moins trois points par rapport à 2015) bien couverts par leur assurance. Ils sont 71 % à bénéficier d’un contrat de rapatriement, contre 77 % en 2015 et 80 % en 2012.

Pour leur santé, les Français de la circonscription font, à 72 %, confiance aux structures privées.

5- Scolarisation


56 % des sondés ont au moins un enfant et 76 % ont au moins un enfant en âge d’être scolarisé (3-18 ans). Les parents expatriés à Shanghai privilégient fortement le réseau AEFE (66,4 %) alors qu’à l’échelle de la planète, seuls 31 % des enfants sont scolarisés dans le réseau AEFE. 11 % des enfants sont scolarisés dans le système chinois (contre 32 % des enfants scolarisés dans le système d’enseignement local selon la dernière enquête de la Maison des français de l’étranger en 2013). Ce chiffre progresse de 5 points en quatre ans.

90 % des sondés se déclarent satisfaits par l’enseignement dispensé par l’établissement qu’ils ont choisi.

PNG - 12 ko
Type d’établissement fréquenté

Le choix de ne pas inscrire son enfant dans un établissement enseignant le français
s’explique essentiellement par le cursus proposé (41,5 %). Le coût de la scolarité détermine le choix de 18 % des familles ayant opté pour un autre système d’enseignement. 39 % des sondés envisagent à l’avenir de réintégrer leurs enfants au sein d’un établissement d’enseignement français, au plus tard dans les deux prochaines années pour 70 % d’entre eux.

Par ailleurs, 38 % des enfants non scolarisés dans un établissement enseignant le français des familles suivent un enseignement en français en marge de leur cursus : CNED ou autres cours à distance (11 %), association type FLAM (27,7 %), cahiers de devoirs (8,3 %), cours particuliers à domicile (39 %), autres (14 % - Alliance française, cours au sein de l’établissement chinois, enseignement par le parent Français).

6- Adaptation à l’environnement local


71 % des sondés ont préparé seuls leur expatriation. Les autres ont bénéficié du soutien de leur employeur (pour 72 % d’entre eux) ou d’un prestataire de service spécialisé pour 16 % des sondés. 82 % des personnes interrogées pensent avoir bien préparé leur expatriation.

Parmi les préoccupations quotidiennes des sondés, arrive largement en tête la pollution (77 %). La sécurité alimentaire (39 %), la santé (39 %) et la barrière de la langue (36 %) constituent également des sujets d’inquiétudes.

Même si la barrière de la langue est une préoccupation majeure, une majorité de sondés (66 %) n’a pas pris de cours de chinois avant l’expatriation et 69 % des sondés n’étudiaient pas le chinois au moment du sondage. En outre, seuls 10 % d’entre eux suivaient plus de cinq heures de cours par semaine. Ainsi, près de 43 % des sondés considèrent que leur niveau évolue entre inexistant et débutant. En revanche, les sondés déclarent à 76 % parler couramment l’anglais.

En dépit de ces difficultés, la quasi-totalité des Français de Shanghai sont satisfaits de leur vie d’expatriés (93 %). Pour une majorité d’entre eux, il ne s’agit pas d’une première expatriation (53 %). Ces réponses sont conformes à celles obtenues depuis 2012.

7- Vie associative et loisirs


Le sondage 2019 met en évidence un recul de la participation à la vie associative. En 2012, plus de 50 % des sondés déclaraient être membres d’une association, ils n’étaient plus d’un tiers en 2015. En 2019, ils ne sont plus que 21 %.

S’agissant de la pratique sportive, 69 % des sondés affirment pratiquer régulièrement un sport et 33 % d’entre eux fréquentent un club de sport.

8- Représentation des Français de l’étranger


Cinq ans après l’entrée en vigueur de la réforme sur la représentativité des Français de l’étranger, 30 % des sondés déclarent connaître le rôle des conseillers consulaire (75 % ne le connaissaient pas en 2015).

72 % des sondés ne connaissent pas celui de l’Assemblée des Français de l’étranger.

9- Les relations avec le consulat


45 % des sondés se sont adressés au consulat dans les six mois précédents le sondage, 73 % dans l’année écoulée.

Sept questions portaient sur l’appréciation de l’accueil qui leur a été réservé à cette
occasion. Les résultats sont particulièrement bons : 75 % se déclarent satisfaits ou très satisfaits des horaires d’ouverture des bureaux (+ 3 points par rapport à 2015), 95,7 % estiment que la durée et les conditions d’attente sont satisfaisantes ou très satisfaisantes (+2,7 points) et 90 % sont satisfaits ou très satisfaits de l’accueil du public (+ 4 points). La qualité de l’information et des explications recueillent un indice de satisfaction (satisfait ou très satisfait) de 88,6 %. (+ 2,6 points) Il est de 95 % % pour le respect du délai annoncé de traitement des demandes (+2,5 points). L’accessibilité des locaux est jugée satisfaisante ou très satisfaisante par 89 % des sondés (+ 4 points). Le taux de satisfaction est légèrement plus faible en ce qui concerne, l’accueil téléphonique, traditionnel point dur des postes diplomatiques et consulaires : l’accueil téléphonique. 48 % des sondés en sont insatisfaits ou
très insatisfaits (moins 2 points).

Le plan de sécurité du poste est connu par 40 % des sondés (38 % en 2015). 86 % d’entre eux déclarent ne pas connaître leur chef d’ilot (88 % en 2012).

41 % des sondés sont abonnés au compte WeChat et s’en déclarent satisfaits à 87 %.

Dernière modification : 29/05/2019

Haut de page