Sciences-Po : Une école unique [中文]

M. Axel Cruau, Consul général de France à Shanghai, a accueilli M. Frédéric Mion, Directeur de Sciences-Po Paris, à la résidence de France à Shanghai le 16 avril 2019.

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Frédéric Mion, Directeur de Sciences-Po, M. Axel Cruau, Consul général de France à Shanghai, à la résidence de France

« Connaître son temps et le monde (…) penser clair et agir juste »

« Je suis très heureux, peut-être avant tout en tant qu’ancien élève moi-même. Un ancien élève pour qui l’ambition fondatrice d’Emile Boutmy, en 1872, reste terriblement actuelle : connaître son temps et le monde, entrer de plain-pied dans la modernité, former des citoyens soucieux de l’intérêt général, des élites du mérite, curieuses, humanistes et républicaines. C’était une ambition d’abord destinée à la France, et elle garde je crois toute son importance.

Mais, bien au-delà, vouloir penser clair et agir juste, nous en avons plus que jamais besoin dans des temps troublés, où l’innovation ne favorise pas toujours la raison et je continue de me retrouver, plus de 20 ans après, dans la direction que vous donnez à l’école.

Pour vous citer, « Comprendre le monde et le transformer » ; former à la fois des décideurs et des citoyens, améliorer notre société, s’ouvrir au monde, être une institution moteur de l’innovation… Je crois que nous sommes là au cœur de ce qui nous attache tous à Sciences Po.

Je suis heureux ensuite, en tant que Consul de France, d’accueillir le directeur d’une institution qui a fait et refait le choix du monde et de la Chine.

Sciences Po c’est aujourd’hui une université de recherche internationale, plus de 200 chercheurs, 14000 étudiants, presque à parité Français et de 150 autres nationalités, des universités partenaires dans le monde entier.

C’est une institution très présente en Chine et avec la Chine depuis de nombreuses années.

Chaque promotion compte plus de 400 élèves chinois, ce qui en fait je crois la troisième nationalité étrangère ; un campus dédié à l’Asie, celui du Havre, ville dont la mairie entretient de nombreux liens avec la Chine ; des partenariats académiques avec 14 universités, de Shanghai et Pékin à Canton, en passant par Chengdu et Nankin ; et plusieurs doubles diplômes.

Sciences-Po, c’est surtout une communauté dont quelques-uns des membres sont présents ici. Ce sont des liens serrés et forts qui nous unissent et ancrent profondément Sciences Po dans ce pays. »

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Les alumni de Sciences-Po à Shanghai

« Ce qui me rend fier, c’est de vous voir tous regroupés ici, vos parcours sont tous très riches. »

M. Frédéric Mion s’est réjoui de partager un moment de convivialité avec les anciens étudiants de Sciences-Po à Shanghai et a rappelé que le premier étudiant chinois s’était inscrit rue Saint-Guillaume en 1876, quatre ans seulement après la création de l’école par l’ « éducateur merveilleux » qu’était Emile Boutmy.

Le Directeur de Sciences-Po a souligné le développement de Sciences-Po à l’international ces dernières années et la reconnaissance de son excellence : en sciences politiques et relations internationales, l’école est en troisième position mondiale après Harvard et Oxford.

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M. Chen Zhimin, Vice-Président de l’université Fudan avec M. Frédéric Mion, Directeur de Sciences-Po et M. Axel Cruau, Consul général de France à Shanghai, entourés des alumni de Sciences-Po à Shanghai

Sciences- Po reste une institution d’avant-garde : un master mêlant arts et sciences en est le dernier exemple.

M. Frédéric Mion a fait appel à la générosité des anciens élèves et des soutiens de Sciences-Po : pour fêter ses 150 ans, l’école s’est donné comme objectif de lever 100 millions d’euros en 2022.

Enfin, le bureau des alumni à Shanghai a remis à M. Frédéric Mion un annuaire des alumnis à Shanghai.

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M. Frédéric Mion, Directeur de Sciences-Po, M. Axel Cruau, Consul général de France à Shanghai, entourés des représentants du bureau des alumni de Sciences-Po à Shanghai
Petite histoire de la grande école de la rue Saint-Guillaume

Sciences Po a vu le jour sous le nom de "l’École Libre des Sciences Politiques", créée en 1872 par Émile Boutmy pour répondre à la crise politique et morale qui frappe la France au lendemain de la guerre de 1870. Elle entend former de nouvelles élites et produire des savoirs modernes pour une France nouvelle.

Une exception française

Sciences Po présente une triple originalité dans l’enseignement supérieur français. Par son statut d’école privée constituée en société par actions, elle est libre de choisir ses étudiants, ses enseignants et ses programmes.

Par son projet éducatif novateur, elle initie une pédagogie interactive sous la forme des conférences de méthode qui réunissent des petits groupes d’étudiants et des enseignants issus de la haute fonction publique, du monde des affaires et de l’université.

Par son ambition scientifique, elle privilégie une approche plurielle des “sciences politiques” (droit, histoire, sociologie, géographie, économie) et l’étude inédite des mondes contemporains et étrangers, afin de faire dialoguer la recherche et l’enseignement pratique.

Après la période de fondation, l’École libre se recentre sur la préparation aux concours des grands corps de l’État tout en formant aux carrières des affaires.

Une tradition : innover

En 1945, Sciences Po est partiellement nationalisée et dédoublée en une Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) et un Institut d’études politiques (IEP).

L’autonomie de Sciences Po est néanmoins préservée. Cette autonomie, sans cesse confirmée par les pouvoirs publics, a fait de Sciences Po un laboratoire de projets institutionnels, pédagogiques et scientifiques innovants. Ce modèle a été conforté et clarifié par la réforme des statuts de janvier 2016.

Déjà fréquentée dès les années 1920-1930 par des étudiants étrangers, Sciences Po devient pionnière en matière d’ouverture internationale lorsqu’elle instaure en 1999 une scolarité en cinq ans, sur le modèle du Bachelor-Master-Doctorat. Inscrivant dans son programme une année obligatoire à l’étranger pour tous ses étudiants du Bachelor, elle noue des partenariats avec de prestigieuses universités du monde entier.

Pionnière également en matière d’égalité des chances, Sciences Po instaure en 2001 des procédures spéciales d’examen d’entrée, les Conventions éducation prioritaire (CEP), qui ont contribué à accroître la diversité sociale des étudiants.

Sciences Po a enfin su renouveler ses enseignements et ses recherches, en investissant les champs pionniers de la science politique, des relations internationales, de la sociologie des organisations et de l’histoire du temps présent après 1945, des arts politiques, des humanités scientifiques et des études numériques à la fin des années 2000.

Toujours fidèle à sa mission originelle de dialogue entre savoirs scientifiques et savoirs appliqués, Sciences Po a conservé son identité unique d’école prestigieuse de formation des élites et d’université de recherche en sciences sociales de rang international.
Source : http://www.sciencespo.fr/à-propos/notre-histoire

Pour en savoir plus

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Dernière modification : 09/05/2019

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