Sanctions contre l’Iran

Réponse de Mme Sibeth Ndiaye, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement, à une question au gouvernement à l’Assemblée nationale (Paris, 8 octobre 2019)

Je vous prie, Madame la Députée, d’excuser l’absence de M. le ministre des affaires étrangères et de l’Europe, qui ne pouvait aujourd’hui être présent parmi nous.
S’agissant de l’Iran, pays sur lequel vous interrogez le ministre, je voudrais d’abord vous rappeler le double objectif agréé par les chefs d’État du G7 à Biarritz au mois d’août dernier : empêcher que l’Iran ne se dote de l’arme nucléaire, car ce serait aggraver l’instabilité d’une région traversée de graves tensions, mais aussi éviter que l’escalade à laquelle nous assistons actuellement ne débouche sur un conflit armé.

À l’issue de l’Assemblée générale des Nations unies, où la question iranienne a fait l’objet de nombreux échanges, le ministre constate qu’il reste, aujourd’hui encore, un espace politique pour poursuivre les efforts entamés lors du G7 de Biarritz en faveur d’une désescalade. Mais ne nous le cachons pas : cet espace est évidemment contraint par les annonces faites en septembre par les Iraniens d’une nouvelle réduction de leurs obligations au titre de l’accord de Vienne, mais aussi par les attaques conduites contre l’Arabie saoudite le 14 septembre dernier. La France a voulu en établir les responsabilités, et c’est ce qu’elle a fait le 23 septembre à New York, avec le Royaume-Uni et l’Allemagne, sur le fondement d’une analyse autonome de ses experts.

Nous estimons qu’il n’y a pas d’autres explications possibles et que c’est bien l’Iran qui porte la responsabilité de cette attaque.

Mais le ministre a constaté que toutes les parties, aussi bien les États-Unis que l’Iran, étaient intéressées à construire une base de travail à partir d’un certain nombre de paramètres dont le président de la République s’est fait l’écho lors de l’Assemblée générale des Nations unies : l’Iran ne doit pas pouvoir se doter d’une arme nucléaire ; il faut un règlement de la crise du Yémen ; un plan de sécurité régionale doit être construit ; enfin, il faut une levée des sanctions économiques qui pèsent sur l’Iran. Ces paramètres une fois posés, l’espace existe et il faut s’en saisir maintenant./.

(Source : site Internet de l’Assemblée nationale)

Dernière modification : 10/10/2019

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