Risques sanitaires

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La situation sanitaire du pays, plus particulièrement dans les campagnes, reste encore déficiente, avec d’importantes variations selon les régions (risque important d’infection dans les zones tropicales ou subtropicales, presque nul sur le plateau tibétain ou celui, encore plus aride, du Xinjiang). Cette situation ne présente pas, toutefois, un risque important pour le voyageur de passage, à condition que soient respectées quelques précautions de base, telles que laver soigneusement les fruits et les légumes.

Pollution atmosphérique

La ville de Pékin ainsi qu’un certain nombre de villes du nord et du centre de la Chine connaissent régulièrement des pics de pollution d’une intensité pouvant dépasser un index de qualité de l’air de 300, due à la présence massive de microparticules dans l’air.

Les particules et les polluants présents dans l’air peuvent être la cause d’inflammation des voies respiratoires, de diminution des capacités respiratoires entraînant des irritations, des difficultés, voire des douleurs respiratoires. L’air pollué peut également entraîner des irritations des yeux et interagir avec le système immunitaire.

Certaines catégories de personnes sont particulièrement sensibles à la pollution de l’air : il s’agit des personnes âgées, des enfants, des femmes enceintes ainsi que de toute personne souffrant de maladies chroniques telles que : asthme, bronchite chronique, emphysème ou insuffisance cardiaque. Le seul moyen de résoudre les risques de problèmes de santé est de minimiser l’exposition à la pollution, notamment pour les catégories à risque.

Il est donc conseillé

  • pour les personnes présentant les facteurs de risque mentionnés plus haut, de se renseigner avant leur départ sur la qualité de l’air et de différer au besoin leur voyage ;
  • pendant le séjour, en cas de pic de pollution, de réduire les sorties à l’extérieur (éventuellement, utiliser un masque filtrant de type N95 ou FFP2 à l’extérieur ; bien que ces masques puissent en principe être achetés sur place, il est préférable de s’en munir avant le départ) ;
  • de réduire l’exercice physique ;
  • de garder les fenêtres et les portes fermées ;
  • de consulter immédiatement un médecin en cas de symptômes.

Maladies transmises par les moustiques

Le paludisme

Le paludisme reste très répandu dans le sud et le centre du pays (en particulier dans les provinces du Yunnan et de Hainan, classées en zone 3, et des provinces de l’Anhui, Henan, Hubei, Guizhou et de Jiangsu, classées en zone 1). Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après). S’agissant du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France pour une durée variable selon le produit utilisé. Durant votre séjour, et pendant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Dengue

Une certaine vigilance est recommandée par rapport à la dengue. La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après).

Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). La prise en charge est donc avant tout symptomatique et repose sur la prise d’antalgiques à base de paracétamol et le repos. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire.

Encéphalite japonaise

Cette maladie, qui n’existe qu’en Asie, se transmet par des moustiques, en zone rurale. Il n’existe pas de traitement curatif spécifique, la prise en charge médicale est alors symptomatique. Il existe en revanche des vaccins pour la prévention de l’encéphalite japonaise. Dans le cadre d’un voyage touristique, la vaccination contre l’encéphalite japonaise n’est pas recommandée systématiquement pour tous les voyageurs qui se rendent en Asie ou en Océanie. Il semble que les mesures physiques contre les moustiques (vêtements longs, répulsifs, moustiquaires, etc.) soient une arme efficace.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques

  • Portez des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage) ;
  • Utilisez des produits répulsifs cutanés ;
  • Protégez votre logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation, etc.) ;
  • Détruisez les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).

Rage

La Chine connaît une recrudescence du nombre de cas de rage. La plus grande prudence vis-à-vis des animaux errants est recommandée sur l’ensemble du territoire, villes incluses. La rage est une maladie virale transmissible accidentellement à l’homme en cas de morsure ou léchage de muqueuse par un chien, renard ou chauve-souris atteints du virus. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge médicale rapide. Il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. Après un contact avec un animal pouvant être enragé, la morsure doit être lavée abondamment à l’eau savonneuse et une consultation médicale urgente doit apprécier le risque de contamination afin de déterminer l’administration urgente d’un sérum et ou d’une vaccination contre la rage. Il est donc recommandé de ne pas caresser les animaux, voire ne pas s’en approcher. La vaccination préventive (en préexposition) avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation et évaluation médicale préalable.

Grippe

La grippe peut sévir sous différentes formes en Chine, qui peuvent dans certaines conditions être épidémiques.
Depuis mars 2013, les autorités sanitaires chinoises font état de l’émergence de centaines de cas humains de grippe aviaire de type A (H7N9), occasionnant des dizaines de décès. Plusieurs vagues de cas de transmission à l’homme de cette souche de virus ont été décrites au cours de ces dernières années.
Des cas d’infection par H7N9 ont été déclarés, notamment dans les provinces et municipalités suivantes : Guangdong, Jiangsu, Zhejiang, Anhui, Henan, Fujian, Shandong, Hebei, Hunan, Jiangxi ; les deux villes de Shanghai et Pékin ; Hong Kong. Les autorités chinoises ont renforcé les mesures de surveillance des populations d’oiseaux et des cas humains de grippe, et communiquent régulièrement les résultats en liaison avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Des mesures de fermeture temporaire de marchés sont prises par les provinces et les villes touchées par le virus. Ces mesures sont levées une fois le risque écarté. D’autre part, le ministère de l’Agriculture a mis en place un plan de surveillance du virus H7N9 chez les oiseaux, sauvages et d’élevages. Lorsqu’un cas suspect est signalé, différentes mesures appropriées sont mises en œuvre, telles que l’abattage préventif des oiseaux.

Bonnes pratiques

La grippe aviaire est une maladie virale animale (volailles, porcs) exceptionnellement transmissible de l’animal à l’homme. Le virus se transmet par voie aérienne (voie respiratoire), soit par contact direct, notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées (par l’intermédiaire de la nourriture, de l’eau, du matériel et des mains ou des vêtements souillés). Les espaces confinés favorisent la transmission du virus. Les symptômes sont ceux d’une grippe tels que fièvre, toux, douleurs musculaires, fatigue. Des mesures d’hygiène classiques sont recommandées pour limiter les risques de transmission :

  • Éviter tout contact avec les oiseaux et les volailles vivantes ou mortes non cuites, et plus généralement avec les animaux sauvages et d’élevage (notamment les volailles et porcs). Éviter notamment les zones d’élevages, les marchés aux animaux et les zoos. Éviter également le contact avec leurs déjections ;
  • Se laver les mains régulièrement avec de l’eau savonneuse ou avec des solutions de lavage hydro-alcooliques ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier pour la viande et les œufs ;
  • Éviter de marcher pieds nus ou en sandales dans les marchés ou à proximité d’un élevage de volailles (penser à laver soigneusement les pieds des enfants) ; ne pas ramener de volaille vivante (y compris des poussins ou des oiseaux d’ornements) à son domicile .
  • En cas de contact avec des animaux malades, notamment des oiseaux ou des volailles, consulter rapidement un médecin.
  • En cas de symptômes compatibles, notamment fièvre, toux ou courbatures, consulter également rapidement un médecin.

Maladie "pieds-main-bouche"

Cette maladie virale, bénigne en France, prend la forme d’épidémies mortelles en Chine. Le syndrome pieds-main-bouche touche principalement les enfants -au printemps et à l’été- et associe ulcérations de la bouche et éruption cutanée des mains et des pieds ; classiquement sans fièvre et d’évolution généralement bénigne, des complications neurologiques peuvent néanmoins survenir. Cette maladie virale est contagieuse via les secrétions (salive, mouchage, etc.) ; la prévention repose notamment sur l’hygiène des mains et l’éviction de contacts avec les sujets malades ; il convient de consulter rapidement un médecin en cas de fièvre ou d’éruption cutanée.

Infection par le virus HIV – MST

L’épidémie du VIH-Sida a progressé rapidement sur l’ensemble du territoire chinois.
Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.
L’entrée des étrangers en Chine n’est pas conditionnée par la présentation d’un certificat de non-séropositivité dans le cadre d’un séjour touristique, d’une visite familiale, d’un voyage d’affaires ou d’un séjour d’études ou de stage inférieur à 6 mois (visas L et F). En revanche, des tests de dépistage sont effectués au cours des bilans de santé imposés aux demandeurs de visas d’études (X) et professionnel (Z) pour des séjours supérieurs à 6 mois, lors de l’établissement ou du renouvellement de leur titre de séjour.

Dernière modification : 07/08/2019

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