Richesse et diversité de la coopération franco-chinoise en matière agricole [中文]

Le programme de coopération sur l’agriculture et l’alimentation entre la France et la Chine est à l’image des agricultures des deux pays : diversifié et riche en saveurs. Cette coopération vise à atteindre les objectifs de développement durable conjoints aux deux pays. La Semaine de l’agriculture française est l’occasion de présenter un aperçu des différents projets de coopération franco-chinois sur l’agriculture et l’alimentation.

Le programme de coopération sur l’agriculture et l’alimentation entre la France et la Chine est à l’image des agricultures des deux pays : diversifié et riche en saveurs. Cette coopération vise à atteindre les objectifs de développement durable conjoints aux deux pays. Il se focalise sur les points d’intérêts sur lesquels un des deux pays souhaite apprendre de l’expérience de l’autre partie. Cependant, il répond aussi aux besoins des acteurs français agro-industriels et de la société civile qui sont présents en Chine et qui s’impliquent de façon dynamique dans le dispositif. Trois exemples permettent d’illustrer ces différentes facettes de la coopération franco-chinoise en agriculture.

Partager l’expérience française des coopératives

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A la demande du ministère chinois de l’agriculture et des affaires rurales (MARA), un webinaire sera organisé dans les prochains mois pour partager l’expérience française de développement et de gestion des coopératives agricoles. En effet, la partie chinoise souhaite identifier les bons leviers de politiques publiques et les modèles de gestion qui ont permis l’émergence en France d’un secteur coopératif agricole à la fois robuste et diversifié. Le but côté chinois est d’encourager leurs agriculteurs à se regrouper pour gérer ensemble leurs achats d’intrants, la distribution de leurs produits et la gestion des nombreux risques (climatiques, financiers, de marché, etc.) inhérents à l’activité agricole.

Les bovins allaitants

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Une coopération dans le secteur des bovins allaitants a débuté en 2020 par la sollicitation d’un ancien cadre du MARA, expert en génétique, d’un appui au développement de l’élevage allaitant dans la région autonome de Mongolie intérieure, principale zone de production en Chine. L’Institut d’élevage de cette région souhaite en effet développer ce secteur. En complément des échanges techniques et scientifiques, un contrat commercial a été signé entre deux sociétés française et chinoise pour la construction, sous supervision française, d’une ferme-pilote en Mongolie Intérieure, pouvant héberger 150 vaches reproductrices et leur descendance. La première pierre devrait en être posée au printemps 2021. Une première série de formation des techniciens et des éleveurs chinois est prévue pour le 2nd semestre 2021. La Mongolie Intérieure sert ainsi de site pilote avant la généralisation d’autres activités de coopération sur la filière bovin allaitant dans d’autres provinces chinoises.

Apprendre de l’expertise chinoise dans le thé

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Enfin, la France cherche aussi à apprendre de l’expertise chinoise. Les consommateurs français de thé recherchent de plus en plus du thé produit localement. Des terroirs français sont à priori favorables à la culture du thé en Bretagne et dans l’ouest humide du massif des Pyrénées. Le ministère de l’agriculture français appuie cette démarche par le développement d’un cursus de formation professionnelle agricole sur le sujet. A la lumière de l’expertise chinoise en matière de culture et de transformation du thé, la filière thé fait partie des actions en cours dans le cadre de la coopération en formation professionnelle agricole avec la Chine.

Dernière modification : 20/05/2021

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