Révolution urbaine du XIXe siècle et protection du patrimoine - 29 septembre 2014 [中文]

Il s’est agi tout d’abord d’une exposition de gravures anciennes et d’archives sur le thème « la Révolution Urbaine du XIXème siècle en héritage – le Cadre juridique et financier » qui s’est déroulée dans les locaux de l’Institut français de Pékin le lundi 29 septembre 2014 puis d’un colloque sur « le Développement Urbain et la Protection du Patrimoine – le cadre juridique et financier » ce même 29 septembre 2014 à l’Auditorium de l’Ambassade de France en Chine.
Ces évènement ont été promus par le conseil supérieur du notariat et le centre sino français de formation et d’échanges notariaux et juridiques de Shanghaï.

JPEGPhoto : Ambassade de France

Inaugurée par Monsieur l’Ambassadeur de France en Chine, son Excellence Maurice Gourdault-Montagne, l’exposition s’est révélée très riche en ce qu’elle a présenté pas moins de 54 images disposées en 18 grands panneaux. Elle a permis la diffusion d’un message fort car à travers les photos et documents d’archives, elle a montré le patrimoine urbanistique dont nous héritons mais a explicité surtout la dynamique actuelle, fruit d’une histoire très riche et très mouvementée.
En effet de nos jours, protéger le patrimoine ne tend pas à sa seule conservation mais doit permettre son adaptation aux nouvelles préoccupations de la société contemporaine ce qui est porteur de responsabilité pour les générations futures.
La période historique retenue par cette exposition, de 1848 à 1914, s’est avérée très pertinente car la France et plus particulièrement Paris connaissaient à cette époque un exode rural massif lié à la révolution industrielle. La population de Paris a triplé entre 1848 et 1870 du fait de cet exode rural mais également de l’annexion des banlieues. Par conséquent, il y a eu réalisation pour la première fois dès cette époque d’opérations d’urbanisme de grande ampleur. Le Second Empire (1852 – 1870) à Paris est l’époque des grands travaux ou de ce que l’on a appelé les travaux « haussmanniens », du nom du Préfet qui a mené ces travaux.
C’était le moment des destructions massives les plus importantes de l’histoire de Paris et ce phénomène d’urbanisation de grande ampleur présente un écho tout à fait singulier en Chine puisque les grandes villes chinoises connaissent ces profondes mutations depuis quelques années.
Au-delà des frontières, français et chinois partageons des réflexions communes et graves : l’urbanisme doit répondre à de nouveaux modèles d’économie et de société. L’architecture et les voiries doivent concrétiser ces nouveaux modèles. La France s’est dotée d’une loi du loi du 31 décembre 1913 qui est un texte fondateur dont le centenaire a été fêté en 2013 et n’a jamais été remis en question, servant remarquablement la cause de la protection du patrimoine architectural. Elle a même été codifiée au Code du patrimoine par l’ordonnance n° 2004-178 du 20 février 2004.
Le patrimoine culturel et notamment le patrimoine urbanistique constitue en effet une richesse pour toute l’humanité et sa protection doit bénéficier le plus largement possible à la population. Le gouvernement chinois y accorde également de plus en plus d’importance et de nombreux textes ont été pris en ce sens impliquant aussi les gouvernements de chaque échelon administratif. Cette exposition a réalisé la magie de nous faire voyager dans l’histoire mais également de nous projeter dans le futur pour que nous entamions ensemble une réflexion sur la transformation de nos villes de la façon la plus harmonieuse et la plus préservée possible.

JPEGPhoto : Ambassade de France

Le colloque de l’après-midi a permis de développer le rôle des notaires, notamment dans la sécurisation des transactions immobilières, de présenter le rôle de la caisse des dépôts et consignations et d’approfondir le cadre juridique et financier des grands projets d’aménagements urbains.

Dernière modification : 15/01/2015

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