Retour sur le 10ème café des sciences à Pékin : "Le mystère des rayons cosmiques d’énergie extrême sera-t-il résolu en Chine ?" [中文]

Le 19 mai 2011, M. Olivier Martineau-Huynh, chercheur à l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) du CNRS à Pékin et co-directeur du laboratoire franco-chinois de physique des particules (LIA FCPPL), a animé un café des sciences sur le thème des rayons cosmiques d’énergie extrême. Cette manifestation était organisée à l’Institut français de Chine par le Service Scientifique de l’Ambassade de France, l’Institut français de Chine et l’Alliance Française de Pékin.

Les rayons cosmiques sont des particules venant du cosmos et qui bombardent la Terre en permanence. Certains rayons cosmiques parcourent des distances de plusieurs centaines de millions d’années-lumière (l’étoile la plus proche du système solaire, Proxima du Centaure, se situe à 4,22 années-lumière et la galaxie la plus proche de la Voie Lactée se trouve à environ 2,5 millions d’années-lumière) depuis le site où ils sont produits jusqu’à nous. Leur étude permet aux scientifiques de mieux comprendre les phénomènes astrophysiques qui leur ont donné naissance et de progresser dans la compréhension de l’univers, de son histoire et de son futur.

M. Martineau-Huynh a rappelé l’historique de la recherche autour des rayons cosmiques ainsi que la traque récente par les chercheurs des rayons d’énergie extrême, très rares (il en tombe seulement 1 par km² par siècle sur Terre, soit environ 20 évènements similaires observés en 40 ans) et dont l’origine est encore mystérieuse. L’énergie dégagée par ces rayons, au maximum 50 joules, représente à peu près l’énergie cinétique d’une balle de tennis ou d’un coup de poing d’un champion de boxe poids-lourds, une énergie hors du commun pour une particule élémentaire.

Coordonnée par Olivier Martineau-Huynh, une expérience franco-chinoise a été lancée en Chine dans les Montagnes Célestes du Xinjiang, près de la ville d’Ulastai, afin de détecter et de mieux comprendre ces rayons cosmiques extraordinaires. Des détecteurs plus légers et d’un coût très inférieur aux précédentes installations du même type en Argentine sont actuellement déployés sur une vaste zone isolée et désertique et s’étendront sur 30 km² d’ici deux ans. Les résultats de cette expérience devraient permettre aux scientifiques de déterminer si les rayons cosmiques d’énergie extrême sont issus de galaxies à noyaux actifs, de sursauts gamma ou encore de particules supermassives créées quelques 10-35 secondes après le big-bang.

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Pour plus d’informations :

Créé en 1971, L’Institut national de physique nucléaire et physique des particules (IN2P3) est un institut du CNRS qui a pour mission de promouvoir et fédérer les activités de recherche dans les domaines de la physique nucléaire et des hautes énergies. Il coordonne les programmes dans ces domaines pour le compte du CNRS et des universités, en partenariat avec le CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives).
Site internet : http://www.in2p3.fr/

Le LIA-FCPPL, créé en avril 2007, a pour objet de développer la coopération franco-chinoise dans le domaine de la physique des particules, astroparticules, accélérateurs, et les technologies associées. La formation d’étudiants, notamment des doctorants, tant en physique fondamentale que dans les domaines technologiques, est également une partie intégrante du projet.
Site internet : http://fcppl.in2p3.fr/cgi-bin/twiki.source/bin/view/FCPPL/WebHome

Dernière modification : 16/06/2014

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