Rencontre franco-chinoise autour de l’Afrique à l’Institut de Shanghai pour les études internationales.

Jeudi 26 septembre, MM. Roland Marchal, chercheur au centre d’études et de recherches internationales (CERI) de Sciences-Po, et François Xavier Fauvelle-Aymar, archéologue spécialiste de l’Afrique à l’université Toulouse 2 Le Mirail, se sont rendus à l’Institut de Shanghai pour les études internationales (SIIS) pour échanger des points de vue avec des chercheurs chinois spécialistes de l’Afrique. La venue de ces deux chercheurs français s’inscrivait dans le cadre d’une mission nationale à Pékin, Shanghai et Hong-kong, coordonnée par l’Ambassade de France en Chine

Ils ont été reçus par M. YE Qing, directeur du centre d’études sur l’Afrique de l’Ouest, Mme FANG Xiao, vice-directrice du centre d’études européennes, M. ZHU Ming, directeur du centre de coopération régionale de l’institut d’études sur la gouvernance mondiale, et M. Song Qing, chercheur au centre d’études sur l’Afrique de l’Ouest.

Les échanges ont porté sur l’évolution de l’image et du rôle de la Chine en Afrique dans les années qui ont suivi la tenue du premier sommet Chine-Afrique (2006).

Dans un contexte local où les entreprises chinoises sont de plus en plus nombreuses à s’implanter en Afrique et jouent un rôle croissant dans le développement de l’économie africaine, de nombreux pays africains attendent de la Chine qu’elle endosse des responsabilités accrues, à la mesure de son influence grandissante dans la région. Des voix s’élèvent ainsi pour demander que la Chine participe plus activement à la résolution des crises dans les pays africains où elle possède des intérêts économiques importants.

Toutefois, le principe directeur de la politique étrangère chinoise en Afrique reste aujourd’hui la non-intervention, principe qui trouve ses origines dans l’histoire contemporaine de la Chine et qui ne semble pas appelé à évoluer dans un futur proche. La Chine est une puissance régionale en voie de devenir une grande puissance globale. A l’heure où sa puissance économique croît et la conduit à tisser des liens avec de nombreuses nations africaines, la diplomatie culturelle devient un outil que la Chine va devoir apprendre à utiliser à son profit pour gérer les conséquences sociétales du développement de sa présence économique en Afrique.

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L’institut de Shanghai pour les études internationales

Fondé en 1960, le Shanghai Institute for International Studies (SIIS) est un organisme de recherche en politique internationale, en économie, en stratégie de sécurité et de défense ainsi que sur les relations extérieures de la Chine. Il est l’un des tout premiers think-tanks du pays en matière de relations internationales. SIIS a clairement énoncé son souhait de participer à la modernisation de la Chine et à l’ouverture économique de Shanghai.
L’institut est connu pour le niveau de sa recherche, centrée initialement sur les principaux partenaires stratégiques de la Chine (Etats-Unis, Japon, Europe, Russie) et graduellement étendue à de nouvelles zones (Moyen-Orient, Pacifique, Asie du Sud), ainsi qu’à des thématiques montantes (gouvernance internationale, dynamique des relations internationales, religions, etc.). Au mois de novembre 2006, SIIS a été élu l’un des « 10 think-tanks les plus importants en Chine » lors du Premier Forum sur les think-tanks chinois qui a eu lieu à Pékin.
80 chercheurs travaillent à plein temps à l’institut.

Dernière modification : 15/08/2014

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