Quai d’Orsay - Déclarations de la porte-parole

Q - Sur le commerce extérieur quelles réformes « pratiques » envisagez-vous pour « corriger des choses concrètes » et avez-vous un calendrier pour éclaircir ces propositions ?

R - Comme le ministre l’a souligné dans son interview au quotidien Les Echos, pour diffuser une culture de l’exportation et aider les entreprises exportatrices françaises, encore insuffisamment nombreuses, surtout par rapport à certains de nos concurrents européens (125 000 quand il y en a deux fois plus en Italie et trois fois plus en Allemagne), il faut « de la simplicité » pour plus d’efficacité.

Pour le ministre, cela suppose une simplification du dispositif d’appui à l’export tant en France, où les entreprises doivent pouvoir s’adresser à un guichet unique dans les régions, qu’à l’étranger où l’ambassade doit coordonner le travail des opérateurs de l’export.

Le ministre recevra en septembre les présidents de région avec le Président de l’Association des Régions de France, M. Philippe Richert, pour mettre en place une logique collaborative entre l’Etat et les régions dans ce domaine.

Il recevra également à la rentrée les « fédérateurs » des sept familles prioritaires à l’export (santé, agroalimentaire, industrie du tourisme, industries culturelles et créatives, ville durable, technologies émergentes et énergies renouvelables) qui avaient été mises en place par ses prédécesseurs, afin d’évaluer les ajustements nécessaires pour rendre leur action, qui doit être en phase avec celles des fédérations professionnelles, plus efficace. Le ministre a indiqué ne pas exclure l’ajout de nouvelles familles. En effet, cette approche par filières d’excellence est plébiscitée par les acteurs de l’export car elle permet d’identifier les obstacles hexagonaux qui freinent la projection à l’export des entreprises et de lever ces difficultés. Elle rapproche des entreprises à l’activité complémentaire pour qu’elles abordent ensemble les marchés à l’export, voire répondent à des appels d’offres groupés et elle favorise le parrainage de PME par des grands groupes.

Enfin, le ministre tient aussi à ce que le dispositif public d’appui à l’internationalisation des entreprises reste accessibles aux PME et que se développe encore davantage le recours aux volontaires internationaux en entreprises (VIE), dont l’efficacité est avérée. Ces lignes conductrices seront données à la nouvelle direction générale de Business France qui doit être rapidement mise en place et mettre en œuvre les réformes portées par le ministre.

Dernière modification : 24/07/2017

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