Mission cartographie des politiques d’innovation en Chine selon l’axe du Yangzi

Cette mission commanditée par le Service pour la Science et la Technologie de l’ Ambassade en novembre et décembre 2008 a eu pour objectif de comparer, par la méthode TAO, les capacités d’innovation de pôles de croissance jalonnant le fleuve Yangzi, sur les sites de Nanjing, Wuhan, Chongqing et Chengdu.

L’enquête a permis d’observer le potentiel de ces sites, en comparaison de deux sites confirmés à haut niveau de compétitivité, Shanghai et Pékin. Une présentation de cette méthodologie avait été effectuée à l’occasion de la réunion des Conseillers Scientifiques Européens sous Présidence Française ainsi qu’au groupe de travail R&D de la Chambre de Commerce et d’Industrie franco chinoise.

Il ressort de cette étude, réalisée par M. Jean-Marie Rousseau, une remise en cause partielle du classement des zones étudiées par les statistiques officielles chinoises. Cela est particulièrement vrai pour le parc de Zhongguancun (Haidian Pékin) annoncé comme la Silicon Valley chinoise. Ce parc présente certes incontestablement une supériorité écrasante sur le capital humain et intellectuel ainsi qu’au niveau du développement technologique des entreprises. Mais les résultats du TAO montrent aussi une certaine difficulté à mettre en œuvre localement un environnement propice aux investisseurs en comparaison de la situation de Shanghai ainsi qu’une très mauvaise intégration du site dans la cité. Ce déficit de politique locale est en partie compensé par l’omniprésence du pouvoir central qui injecte des sommes considérables en R&D dans la zone de Zhongguancun. En situation de crise, le parc technologique de Zhongguancun pourrait encore faire bonne figure quelque temps, mais, sans réelle prise de conscience des freins internes, son avance par rapport aux autres sites pourrait rapidement fondre comme neige au soleil.

L’ordre instauré par le cours du Yangzi est complètement bouleversé par la représentation cartographique TAO. La tentation de croire a priori que plus on s’enfonce vers l’intérieur, plus les différences, par rapport aux régions de la côte, s’accentueront aux dépens des sites du Yangzi, s’avère fausse et stérile ! Chengdu, au bout de cet Axe du Yangzi, avec son degré élevé d’intégration des S&T dans la cité, ainsi que l’organisation d’échanges sur des plateformes d’innovation, démontre des capacités surprenantes à cet égard dans une démarche de croissance et de construction d’avantages locaux au futur.

Ce document ne peut être pris pour un guide d’investissement sur le modèle des guides d’investissement des Missions économiques. Il n’en est pas moins opérationnel et devrait permettre aux régions françaises et européennes ainsi qu’aux pôles de compétitivité de trouver des modes fructueux de coopération avec les villes chinoises analysées dans cette étude et avec leurs parcs technologiques associés.

Ce rapport en deux parties de près de plus de 200 pages est disponible gratuitement par téléchargement auprès de l’ADIT.

Mission cartographique "Innovation - Axe du Yangzi"

Dernière modification : 20/12/2012

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