Mise en collection du manuscrit « Confucius ou la Science des Princes », cadeau du Président Emmanuel Macron au Président Xi Jinping

Le 4 novembre 2020, l’ambassadeur de France en Chine Laurent Bili et le ministre de la culture et du tourisme Hu Heping ont conjointement assisté à la cérémonie de mise en collection du livre ancien « Confucius ou la Science des Princes » à Bibliothèque nationale de Chine.

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L’ambassadeur de France a assisté à la l’introduction du manuscrit « Confucius ou la Science des Princes » au sein de la Bibliothèque nationale de Chine. Cadeau du Président Emmanuel Macron au Président Xi Jinping, offert lors de sa visite d’Etat en France en mars 2019, le livre intègre la collection de la Bibliothèque nationale de Chine.

Cet ouvrage rarissime de François Bernier date de 1687, il constitue la première traduction en langue française d’un ensemble considérable de textes de Confucius. Il s’agit de l’un des deux seuls exemplaires encore existant, le deuxième exemplaire étant conservé à Paris au Musée national des arts asiatiques Guimet.

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Discours lors de la cérémonie de mise en collection du livre de François Bernier « Confucius ou la Science des Princes »
Mercredi 4 Novembre à 14h00 – Bibliothèque Nationale de Chine

Monsieur le ministre de la Culture et du Tourisme, [Hu Heping],
Monsieur le directeur de la Bibliothèque nationale de Chine, [Rao Quan],
Mesdames et messieurs,

C’est un grand plaisir pour moi de participer à cette cérémonie de mise en collection de ce précieux manuscrit, ici, dans la bibliothèque nationale de Chine. Monsieur François Bernier, cet illustre explorateur, médecin, écrivain et philosophe, ne pouvait rêver plus beau destin à son ouvrage que l’écrin de cette bibliothèque, dans le pays même du philosophe qu’il traduisit voilà plus de 330 ans.

Un ouvrage d’une valeur inestimable puisqu’il constitue la première traduction en langue française d’un ensemble considérable de textes de Confucius.
Un ouvrage qui est l’un des deux seuls exemplaires encore existant, le deuxième exemplaire étant conservé à Paris au Musée national des arts asiatiques Guimet.
Un ouvrage réalisé à partir de la première traduction latine publiée à Paris en 1687, dont un exemplaire est également conservé à la bibliothèque nationale de Chine, et qui constitue donc une double transposition réalisée la même année des écrits de Confucius.

Un ouvrage qui en cette fin du XVIIème siècle marque le point de départ de l’enthousiasme français pour la pensée chinoise. Les traductions des écrits de Confucius ont ainsi contribué à influencer profondément la pensée française depuis la période des pré-Lumières jusqu’à présent, que cela soit dans le domaine de la politique, de la morale ou de la philosophie.

Cette traduction en langue française de François Bernier contient des extraits importants de trois livres confucéens dont les Entretiens ou Analectes. C’est à dessein que le premier mot de Confucius dans les Analectes est le mot « apprendre ».

Confucius place en effet l’apprentissage au cœur de son enseignement. Il considère que l’apprentissage fait de l’homme un être humain capable de se perfectionner sans cesse, devenant ainsi chaque jour meilleur. Mais il nous enseigne également que l’humain ne peut se construire seul. On apprend par les autres et avec les autres.
C’est dans cet esprit je crois, que le Président de la République a offert ce livre au Président Xi Jinping lors de sa visite en France, en mars 2019.

L’accueil de ce précieux et si particulier manuscrit dans la bibliothèque nationale de Chine, au-delà même de la valeur littéraire et patrimoniale de cet ouvrage, représente donc également un témoignage et un symbole fort de ce lien qui existe entre la France et la Chine depuis des siècles.

J’y vois un encouragement à poursuivre et amplifier notre coopération bilatérale en matière de culture et de patrimoine.

Je conclurai mon discours par la lecture de la traduction par François Bernier du fragment II.12 des Analectes de Confucius :

« L’homme parfait n’est point un vase, plus il est parfait, plus il est capable de perfection, plus il doit songer à se perfectionner. Ce n’est point un instrument qui soit borné et limité à un certain usage ; mais comme il est donc de grands et divers talents, il est propre à faire de grandes et diverses choses »

Il n’est nul doute que nous allons ensemble faire de grandes et belles choses qui vont contribuer à nous améliorer et à améliorer le monde. C’est en tous les cas ce que la France souhaite.

Je vous remercie de votre attention.

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Dernière modification : 06/11/2020

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