Libye - Iran - Yémen - Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à son arrivée au conseil affaires étrangères (Bruxelles, 19 novembre 2018)

Il y a une actualité internationale très chargée. Je vais surtout retenir trois points que je vais aborder.

D’abord la situation en Libye. Il y a eu, comme vous le savez, une conférence à Palerme, il y a quelques jours, qui était dans la poursuite de la conférence de Paris de la fin du mois de mai. Elle a été positive à plusieurs égards. D’abord parce qu’il y a une unité de la communauté internationale sur les orientations proposées par l’envoyé spécial des Nations unies, M. Salamé. Ensuite parce que les parties prenantes libyennes ont affiché leur volonté d’unir leurs forces de sécurité. Enfin parce qu’un calendrier a été retenu, qui permettra d’abord une conférence nationale au début de l’année prochaine, et ensuite un processus électoral avant la fin du printemps. Donc, il y a un sujet de pression, de validation de l’ensemble de ces engagements qu’il faut prendre ici, au niveau de l’Union européenne.

Le deuxième sujet est la suite de ce que l’on s’est dit antérieurement concernant l’Iran, et en particulier la volonté que nous avons de faire en sorte que le véhicule financier permettant des compensations à l’égard de l’Iran à la suite du retrait américain puisse être mis en œuvre rapidement. Cela va être un des sujets de la discussion.

Enfin, il y a le Yémen, où il y a maintenant, en ce moment-même, une fenêtre d’opportunité pour engager un processus d’abord de cessez-le-feu et ensuite d’un processus de négociation avec des mesures de confiance, des mesures de désescalade, et ensuite une discussion politique. Le plan qui est proposé par M. Griffiths nous agrée. Il faut maintenant faire pression auprès des différents interlocuteurs, que ce soit les Saoudiens ou les Émiratis ou les Iraniens qui peuvent passer des messages aux Houthis, pour que les réunions qui sont prévues début décembre puissent se tenir et qu’on puisse enfin avoir un peu de sérénité dans ce drame humanitaire, dans cette guerre à la fois civile et régionale, qui est un désastre pour l’ensemble de la région.

Dernière modification : 20/11/2018

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