Les Instituts franco-chinois [中文]

En 2017-2018, 3 336 étudiants chinois tous niveaux confondus sont engagés dans une formation au sein d’un IFC, que ce soit en Chine ou en mobilité France. Cette même année, 339 étudiants français en mobilité en Chine été accueillis dans les IFC.

Entrainée par un dynamisme croissant depuis le début des années 2000, la coopération universitaire franco-chinoise s’exprime sous de multiples formes :
Accords d’échanges, programmes de double diplômes, campus délocalisés et « instituts sino-étrangers ». Cette dernière est la forme de coopération la plus aboutie dans laquelle des établissements d’enseignement supérieurs français se sont lancés.

Celle-ci est encadrée par la loi chinoise de 2003 relative à la construction de structures d’enseignement supérieur sino-étrangères. La Chine accueille actuellement environ 80 instituts sino-étrangers dont 14 sont français. La France est donc installée à une solide 3e place des nations qui coopèrent avec la Chine à travers les Instituts sino-étrangers. L’ « université sino-étrangère » constitue la dernière forme de coopération possible définie par l’accord de 2003 ; l’université sino-anglaise de Xi’an, Jiaotong Liverpool ou encore NYU Shanghai en sont des exemples. Les universités sino-étrangères ont la particularité de ne pouvoir délivrer que ses propres diplômes, aucun établissement français n’a opté pour ce type de coopération.

Un institut franco-chinois (IFC), c’est-à-dire un institut sino-étranger pour lequel le partenaire étranger est français, est créé conjointement par un établissement d’enseignement supérieur ou un consortium d’établissement français et une université chinoise au sein de celle-ci. Ces instituts recrutent des étudiants ayant réussi le concours d’entrée dans l’université chinoise partenaire (Gaokao). Certains étudiants étrangers peuvent également intégrer ces formations, c’est le cas notamment à l’École d’Ingénieurs Shanghai Jiaotong-ParisTech et à l’École Centrale Pékin. L’offre de formation des IFC s’étend sur un panel large : si les premiers IFC se concentraient surtout sur les sciences exactes et de l’ingénierie, des IFC proposant des parcours en sciences humaines et sociales et en formation professionnelle ont par la suite vu le jour et de nouveaux IFC sont en cours de création ou à l’état de projet (formation en œnologie dans le Ningxia) dans ces deux derniers domaines. Les étudiants chinois, en plus de leur spécialité y apprennent le français de manière intensive, se préparant pour la plupart aux années d’études en France prévues dans leur parcours. En 2017-2018, 3 336 étudiants chinois tous niveaux confondus sont engagés dans une formation au sein d’un IFC, que ce soit en Chine ou en mobilité France. Cette même année, 339 étudiants français en mobilité en Chine été accueillis dans les IFC.

Chaque année, l’Ambassade de France en Chine réunit les IFC afin de dresser un bilan de leur situation et de diffuser des informations concernant leur encadrement et leur fonctionnement.

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Les IFC doivent s’adapter aux politiques du Ministère de l’Éducation chinois qui, sous la bannière du slogan « Étudier à l’étranger sans y aller », impose progressivement aux instituts sino-étrangers de délivrer des diplômes nationaux – sur le sol chinois – et plus seulement des diplômes propres aux programmes, même si ceux-ci sont tous reconnus par l’état français.

A noter qu’un diplôme étranger, pour être enseigné sur le sol chinois, doit être préalablement accrédité par le Ministère de l’Éducation chinois, une accréditation délivrée uniquement aux diplômes de domaines prioritaires dont les sciences économiques et de gestion ne font plus partie. Cet encadrement strict des autorités chinoises qui s’entend aussi aux transferts de fonds entre les établissements partenaires veille avant tout à garantir la qualité des formations et des diplômes ainsi qu’à se prémunir contre toute fraude.

Cette forme de coopération est toujours féconde. Ainsi, en 2019, deux IFC ont officiellement reçu l’accréditation du Ministère de l’Education et ont recruté leur première promotion. Il s’agit de l’Institut franco-chinois de l’université technologique de Wuhan-université Aix-Marseille ainsi que l’Institut franco-chinois en management de l’Art de l’Académie des Arts de Chine et le consortium français réunissant Sorbonne Université, ENSAD et Kedge. Notons aussi l’existence de trois programmes de double diplôme qui pourraient à l’avenir évoluer en IFC (voir liste « Projets de création d’Institut franco-chinois » ci-dessous).

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Brochure des IFC de coopération universitaire
(PDF - 3.8 Mo)

Dernière modification : 07/10/2019

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