Le rôle de l’officier de liaison du Service de sécurité intérieure

Lettre de Shanghai : Qu’est ce que la DCI et le Service de sécurité intérieure ?

Michael Marchive : Placée sous la double autorité de la Direction générale de la police nationale et de la Direction générale de la gendarmerie nationale, la Direction de la coopération internationale (D.C.I.) a été créée le 1 septembre 2010 pour remplacer le SCTIP qui œuvrait depuis 1961 à la mise en œuvre de la politique étrangère de la France en matière de coopération dans les domaines de la police, de la gendarmerie et de la sécurité civile. Elle compte environ 400 policiers et gendarmes répartis entre l’administration centrale située à Nanterre et les 93 Services de sécurité intérieure implantés au sein des ambassades qui couvrent 150 pays. Ces services composés de policiers et/ou de gendarmes, sont dirigés par l’Attaché de sécurité intérieure, représenté dans les plus grands consulats, comme bien entendu Shanghai, par un officier de liaison et/ou assistant de police.

LDS : Quel est votre rôle en Chine ?

MM : Les officiers de liaison sont chargés d’animer la coopération entre la France et la Chine contre la criminalité transnationale (immigration irrégulière, criminalité organisée, terrorisme, trafic de drogue…). Avec mes collègues présents à Canton, à Shanghai et à Hong Kong, nous proposons à nos partenaires chinois des programmes de coopérations techniques (actions de formations, échanges sur les pratiques professionnelles...) et opérationnelles en matière de sécurité intérieure.

LDS : Avez-vous des relations fréquentes de coopération avec vos homologues chinois ? Dans quels domaines ?

MM : Oui, ces échanges sont très fréquents. Les réseaux criminels utilisent les frontières et les différences dans nos législations pour se mettre à l’abri de poursuites. Une lutte efficace contre ce type de criminalité passe obligatoirement par des échanges entre les services répressifs

LDS : Quelle assistance apportez vous au Consulat et indirectement aux intérêts français en Chine ?

MM : Nous participons, en appui des services consulaires, à la mission d’assistance à la communauté française résidente ainsi qu’aux intérêts français implantés en Chine. Nos contacts réguliers avec la police chinoise et notre bonne connaissance des procédures locales nous permettent d’attirer l’attention des autorités chinoises sur certains types d’infractions visant les intérêts français au sens large du terme. Nous servons également de relais auprès des services de police français lorsqu’un ressortissant français est victime, ou parfois malheureusement aussi auteur, d’une infraction en Chine.

Parallèlement, nous effectuons avec les services du Consulat des interventions auprès des associations d’étudiants, des chambres de commerce et autres partenaires institutionnels pour expliquer quelles sont les « conduites à risque » et les sanctions encourues. Depuis le début de ce cycle d’interventions, le service des Français a pu constater une baisse significative de nos compatriotes mis en cause ou victimes.

Enfin, nous avons également un rôle de conseil au profit du service des visas en matière de maitrise des flux migratoires et de lutte contre la fraude documentaire.

Dernière modification : 26/09/2014

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