La coopération éducative, un volet dynamique de la coopération décentralisée

La coopération décentralisée au niveau éducatif

Mode de coopération horizontale entre les collectivités locales françaises et les collectivités équivalentes chinoises, la coopération décentralisée favorise la mise en place de partenariats scolaires entre établissements secondaires français et chinois, qui servent de cadre à la mobilité des élèves, qu’elle soit virtuelle (correspondance) ou physique (séjours d’études).

La circonscription de Shanghai compte 54 partenariats scolaires actifs. 50% d’entre eux ont été mis en place dans le cadre de coopérations entre régions/villes françaises et provinces/villes chinoises de notre circonscription.

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Exemples dans la circonscription de Shanghai

Jumelées depuis plus de 20 ans, les villes de Rouen et de Ningbo consolident d’année en année leurs relations de coopération dans les domaines médical, universitaire et technique. En 2013, cinq établissements secondaires rouennais ont signé des conventions de partenariats avec cinq écoles de Ningbo, apportant une nouvelle dynamique à la coopération déjà existante. (Ningbo accueille des lycéens français)

En avril 2014, les autorités éducatives de la province du Zhejiang ont signé un accord de coopération avec le rectorat de l’Académie de Poitiers, qui facilitera les échanges entre les établissements secondaires. Déjà deux établissements de la région Poitou-Charentes et du Zhejiang ont été mis en relation pour concrétiser les échanges d’élèves.

En novembre prochain, ce sera un autre accord important qui sera signé en France entre les autorités éducatives de Shanghai et les rectorats des académies de Grenoble et de Lyon. Alors que la région Rhône-Alpes et Shanghai entretiennent de solides relations dans les domaines économiques, scientifiques, universitaires, un nouveau volet de cette coopération sera ainsi ouvert au niveau éducatif. Les appariements entre établissements secondaires rhônalpins et shanghaiens, qui se formaliseront dans le cadre de ce nouvel accord, faciliteront la mobilité des élèves et des professeurs et mettront en valeur nos deux cultures, nos deux langues.

Dans l’Anhui, les échanges avec les établissements secondaires de Franche-Comté permettent aux élèves de l’école numéro 8 de Hefei et les lycées Victor Hugo et Le Grand Chénois de Besançon de travailler sur la thématique de l’environnement et du tourisme durable. Depuis 2013, le partenariat entre l’école des langues étrangères de Nankin et le Gymnase Jean Strum de Strasbourg donne l’opportunité à deux élèves de chacun des lycées de passer 2 mois dans l’établissement partenaire.

Mobilité et apprentissages

Ces exemples, non exhaustifs, illustrent la volonté des autorités éducatives françaises et chinoises de créer des synergies au niveau scolaire et de faciliter la mobilité des jeunes. Le partenariat scolaire est en effet un excellent moyen d’améliorer le niveau linguistique et surtout de renforcer les compétences interculturelles de nos deux jeunesses, tout en les sensibilisant à l’altérité.

Les partenariats mis en place récemment répondent aussi à l’essor que connait l’apprentissage de la langue chinoise en France ces dernières années. Ils devraient par ailleurs servir l’intérêt de la langue française. Si les chiffres montrent que notre langue est bien appréciée des jeunes collégiens et lycéens chinois, nous ne pouvons que souhaiter que son apprentissage s’intensifie !

Dernière modification : 06/01/2015

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