L’université de Wuhan met la Francophonie à l’honneur

Double évènement francophone à l’université de Wuhan : mise en place d’un master délocalisé sur la Francophonie accompagné d’une conférence sur les enjeux de la Francophonie à l’heure de la mondialisation.

M. Bruno Chiaverini, Maître de conférence associé à l’Iframond (Institut pour l’étude de la FRAncophonie et de la MONDialisation) de l’université Jean Moulin Lyon III et délégué général de l’Association Internationale des Régions Francophones (AIRF) s’est rendu à Wuhan le 15 mai.

Au programme de sa mission, co-organisée par le Service de coopération et d’action culturelle – Institut français de Chine et l’université de Wuhan :

  • Signature d’un accord-cadre pour initier un nouveau programme de coopération universitaire visant à la création d’un Master professionnel délocalisé sur la Francophonie – qui sera une première en Chine. Dès septembre 2013, quelques étudiants-chercheurs iront suivre les enseignements de ce master en France dans la perspective de constituer le corps enseignant qui sera habilité à former les futurs étudiants à l’université de Wuhan.
  • Animation d’une conférence intitulée : Francophonie, historique et développement devant les étudiants du département de français et du département des relations internationales de l’université de Wuhan.
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M. Bruno Chiaverini

Bruno Chiaverini a débuté par quelques notions sur la francophonie, rappelant que le monde compte environ 220 millions de Francophones et que 77 états et gouvernements sont membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie (certains comme membres-observateurs). Les principales grandes dates de la Francophonie institutionnelle ont permis de retracer les étapes-clés de la création de la Francophonie : de l’apparition du mot francophone en 1880 pour aboutir en 2012 au 1er forum mondial de la langue française (Québec) et au XIVème sommet de la Francophonie à Kinshasa (République démocratique du Congo).

Le conférencier a ensuite détaillé le cadre stratégique décennal actuel, qui est notamment de :

  • promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique,
  • promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’homme,
  • appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche,
  • développer la coopération au service du développement durable et de la solidarité.

Le conférencier a enfin situé la Francophonie dans la mondialisation,
rappelant que la connaissance et l’analyse des seuls enjeux géopolitiques et géoéconomiques ne suffisent plus pour appréhender et comprendre le système international actuel et qu’il fallait parallèlement prendre en compte les enjeux géoculturels. Mr Chiaverini a souligné le besoin d’une autre mondialisation, une mondialisation humaniste qui respecte les biens communs de l’humanité, qui répond aux besoins de diversité, de solidarité et de dialogue et qui privilégie le multilatéralisme des relations internationales et l’organisation multipolaire du monde.

Le conférencier a conclu sur le fait que par sa langue partagée, la Francophonie permet le dialogue interculturel ou le troisième dialogue international qui, à côté des dialogues internationaux à dominante politique et économique, est l’antidote pacifique aux chocs de civilisation qui s’amorcent. « Par ses valeurs, la Francophonie est une réponse aux défis de la mondialisation » a souligné Mr Chiaverini.

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Dernière modification : 16/08/2013

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