L’apprentissage du français dans les établissements secondaires chinois de la circonscription de Shanghai

Quel enseignement tirer des résultats de l’enquête annuelle, menée à la rentrée de septembre 2013, sur l’apprentissage du français dans les établissements secondaires de la circonscription de Shanghai ?

Au moment de la publication de ces résultats, 19 établissements sur 25 contactés ont d’ores et déjà répondu à l’enquête qui vise à recueillir des données sur le nombre d’apprenants en français comme première et seconde langue vivante (LV1 et LV2) d’une part, et sur l’état des lieux des appariements d’autre part.

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L’apprentissage du français en chiffres

Si les résultats des enquêtes des trois dernières années montraient une augmentation sensible du nombre d’apprenants en français LV2, cette année les chiffres semblent indiquer une tendance favorable à l’apprentissage du français en tant que LV1. Ainsi recense-t-on 248 apprenants de français LV1 en 2012-2013 contre 233 à la rentrée 2010-2011. En septembre 2013, 434 apprenants ont choisi le français comme LV1. Si les trois prestigieuses écoles de langues étrangères de Shanghai, Pudong et Nankin poursuivent leur enseignement remarquable de la langue française, débuté dès les années 1960, des écoles d’enseignement général, voire professionnel, offrent aussi des cours de français LV1.
En parallèle, les cours de français LV2 continuent à attirer un nombre non négligeable d’élèves : en septembre 2012 on comptait 2 993 apprenants en français LV2. On en recense 2 350 à la rentrée de septembre 2013. Cette baisse relative peut s’expliquer en partie par le fait que certaines écoles se voient contraintes d’annuler leur offre de cours de français par manque d’enseignants.
Même si les cours de français intéressent les lycéens, l’année de terminale est principalement consacrée à la préparation du concours national d’entrée à l’université (Gaokao). Dans ce contexte, les matières optionnelles sont souvent abandonnées puisqu’aucune épreuve ne vient valider les acquis des apprenants dans ces disciplines.
Néanmoins, les établissements pallient cet écueil en élaborant des projets éducatifs avec des établissements français, renforçant ainsi leurs projets d’ouverture à l’international.

Les appariements avec des établissements français ou francophones.

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Les établissements du second degré de la circonscription développent et consolident leurs relations de partenariat avec des établissements secondaires français ou francophones en organisant des activités qui bénéficient autant aux élèves qu’aux enseignants.
Depuis le début de l’année 2013, 9 nouveaux partenariats entre établissements secondaires chinois et français ont été établis, portant à 54 le nombre d’appariements actifs dans la circonscription. Cette augmentation des appariements, bâtis sur des séjours linguistiques et culturels réciproques, est une réponse à une demande croissante du côté français face à l’essor de l’apprentissage du chinois dans le secondaire.
Le désir des établissements secondaires chinois de renforcer leurs liens avec les pays francophones et de favoriser la mobilité de leurs élèves reflète leur volonté d’accroître les savoirs et les compétences de ces derniers. Dans un contexte de concurrence accrue sur le marché du travail, la maitrise d’une deuxième langue étrangère supplémentaire est en effet une plus-value incontestable.

Dernière modification : 15/08/2014

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