L’Europe, nouvel homme malade de l’économie mondiale, ou au croisement de l’intégration politique ? [中文]

La menace d’un éclatement de la zone euro et d’une sortie de la Grèce, la fragilité bancaire, les difficultés irlandaise, portugaise, espagnole, le déplacement des locomotives de l’économie monde des Etats-Unis vers le Pacifique, les difficultés fonctionnelles de l’architecture actuelle de l’Union européenne, la montée des populismes, un déclin dans la compétitivité du Sud de l’Europe et l’isolement croissant de l’Allemagne dans sa performance, l’ampleur des défis de la transition énergétique dans un continent pauvre en ressources naturelles, les incertitudes de la filière nucléaire, la stagnation de la croissance... tout ceci doit-il rendre très pessimiste sur l’avenir du premier marché mondial ?

N’est-on pas en plein stop and go mais cette fois-ci sans inflation ? Ne noircit-on pas un peu trop le tableau ? Peut-on attendre quelque chose de bon du frémissement politique en cours avec le refus de plus en plus palpable de l’austérité en Grèce, en France, et bientôt en Allemagne ? En particulier tous ces désordres ne sont-ils pas les prodromes d’un saut vers une organisation fédérale ?

Par Yann MOULIER-BOUTANG, professeur d’économie à l’Université de Technologie de Compiègne.

Dans le cadre du cycle : « Conférences d’experts français à l’Académie des sciences sociales de Shanghai ».

En français traduit en chinois.

Confirmation souhaitable en écrivant à Ivan Ruviditch à shs_shanghai @ fastmail.cn
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Dernière modification : 15/08/2014

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