Journée mondiale de la biodiversité (22 mai 2013) [中文]

L’adoption, le 22 mai 1992, de la Convention sur la diversité biologique a constitué une étape majeure dans la protection de la biodiversité.
Rassemblant aujourd’hui 193 États, elle vise trois objectifs fondamentaux : la conservation de la biodiversité, son utilisation durable, ainsi que l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation.

La France a ratifié les grandes conventions internationales traitant de biodiversité. Son engagement en faveur de la coopération internationale sur la biodiversité est constant. Il a été réaffirmé - en particulier à la suite de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre 2012 - dans la lettre de cadrage pour la transition écologique adressée le 23 janvier 2013 par le Premier ministre au ministre des affaires étrangères.

En cette Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau, une réflexion particulière est lancée sur ce thème afin d’assurer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous, de réduire la pollution des eaux, de restaurer les écosystèmes, et de garantir une meilleure utilisation des ressources en eau par les productions agricoles et industrielles.

1 / La grande richesse du patrimoine naturel français

La France possède un patrimoine naturel exceptionnel. Le pays, avec la métropole et les territoires d’outre-mer, est présent sur deux continents et dans trois océans.

Le territoire métropolitain abrite des écosystèmes très variés parmi les différentes zones alpine, continentale, atlantique et méditerranéenne. Il faut également souligner que la Méditerranée est l’un des 34 points chauds de la biodiversité aujourd’hui reconnus dans le monde (régions très riches en espèces mais également très menacées).

La France est aussi le seul pays au monde à posséder des récifs coralliens dans trois océans. Les Terres australes et antarctiques françaises, situées dans l’hémisphère sud, disposent d’écosystèmes terrestres et marins exceptionnels et abritent des espèces animales et végétales adaptées à des climats extrêmes. Les populations d’oiseaux y sont particulièrement importantes (manchot empereur, albatros d’Amsterdam, sternes, pétrels…).

En outre-mer, la majorité des territoires français sont situés dans quatre points chauds de la biodiversité. Quant à la Guyane, elle est au cœur de l’un des derniers grands massifs forestiers de la planète, l’Amazonie.

Dans tous ces territoires, le nombre d’espèces est très important et un très grand nombre n’est présent dans aucune autre région du monde.

2 / La biodiversité au cœur des politiques publiques françaises

Le patrimoine naturel français est menacé. Sur l’ensemble du territoire, environ 165 ha de milieux naturels et terrains agricoles sont détruits chaque jour. Par ailleurs, la France se situe au 5e rang des pays abritant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées (le dugong, la tortue luth, l’albatros d’Amsterdam…).

Dès 2004, la France a marqué sa volonté de faire entrer la biodiversité dans le champ de toutes les politiques publiques, en lançant sa Stratégie nationale pour la biodiversité. La nouvelle Stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020 vise à produire un engagement plus important des divers acteurs, à toutes les échelles territoriales, en métropole et en outre-mer, en vue d’atteindre les objectifs adoptés.

La France dispose d’une grande diversité d’outils pour gérer et conserver ses milieux naturels, sa flore et sa faune. Elle compte près de dix parcs nationaux, quatre parcs naturels marins, 48 parcs naturels régionaux, 164 réserves naturelles nationales, 107 réserves naturelles régionales, 6 réserves naturelles de Corse, les espaces du Conservatoire du littoral (environ 600 sites sur 1 200 km de rivages) et plus de 1 700 sites Natura 2000.Ce panel permet de choisir l’outil le plus adapté aux spécificités et particularités de la zone considérée.

3 / L’engagement de la France en Chine et à l’international

La France a adhéré à deux conventions internationales sur la conservation des espèces en danger :

- la convention de Bonn sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage. Elle vise à assurer à l’échelle mondiale la conservation des espèces migratrices terrestres, marines et aériennes.

- la convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe développée sous l’égide du Conseil de l’Europe.

Le 25 avril, Mme Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie a signé un accord sur la coopération en matière de protection de l’environnement avec M. Zhou Shengxian, Ministre de la Protection de l’environnement. L’accord permettra à la fois de faire bénéficier la Chine de l’expérience française et de contribuer à la promotion des savoir-faire et de l’expertise française en matière environnementale. La préservation de la biodiversité fait partie des domaines de compétence communs sur lesquels portera la coopération.

Par ailleurs, l’Agence française de développement lance cette année un programme de restauration de zones humides dans le Liaoning. Ce programme consiste en la restauration de deux zones humides dans le Liaoning, dans la ville de Panjin et dans le district de Kangping à Shenyang. Les principaux objectifs du projet consistent à rétablir les systèmes hydrauliques, à rétablir les habitats pour les espèces menacées, à mettre en place un système de monitoring adapté, à promouvoir l’écotourisme, et à renforcer la gouvernance.

Dernière modification : 23/05/2013

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