JIN Xiaoting, ancienne élève de Sciences Po Paris [中文]

JIN Xiaoting nous partage son expérience d’études à Sciences Po Paris.

Elle est chargée de projet à l’Agence Française de Développement (AFD) à Pékin, une institution financière publique pour mettre en place des projets d’aide publique au développement (APD) pour le gouvernement français. En Chine, ses activités se concentrent sur la lutte contre le changement climatique et le développement durable.

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JIN Xiaoting a appris le français à l’Université des Langues étrangères de Pékin. Pendant ce cursus universitaire, elle a effectué des stages dans plusieurs services de l’Ambassade de France en Chine et a fait du bénévolat pour des ONG françaises intervenant en Chine. Ces contacts étroits avec la communauté française à Pékin lui ont permis d’acquérir des progressions linguistiques rapides et des ouvertures culturelles importantes. C’est aussi à travers ces échanges qu’elle a pris connaissance sur Sciences Po, l’établissement d’enseignement supérieur prestigieux en France, avec un statut unique de conjugaison grande école - université.

Attirée par sa rigueur d’enseignement, son approche pluridisciplinaire et sa dynamique internationale, Mlle. Jin trouvait Sciences Po idéal comme destination pour découvrir l’enseignement supérieur français d’excellence tout en enrichissant son parcours universitaire et diversifiant son profil personnel. La présence d’un bureau de représentation de Sciences Po en Chine facilite amplement les étudiants candidats chinois dans leur démarche de préparation et d’orientation académique.

Mlle. Jin a ainsi passé le concours d’entrée de Sciences Po pour les candidats chinois, organisé en deux sessions chaque année à Pékin, avant de décoller pour deux ans d’études sur l’environnement et le développement durable à 27 Rue Saint-Guillaume, plein cœur de rive gauche de Paris. Le choix du master relevait d’un intérêt personnel qu’elle a développé au cours des années de contacts avec le milieu d’ONG environnementale en Chine. L’ouverture de ce nouveau master, combinant les approches économiques, techniques, politiques et sociologiques pour traiter les problèmes environnementaux, répondait parfaitement à ce qu’elle cherchait et a énormément servi dans sa future carrière à l’AFD.

Pour Mlle. Jin, outre l’acquisition des connaissances académiques, les choses les plus précieuses offertes par Sciences Po comprenaient : les méthodologies d’apprentissage et de recherche, les compétences analytiques et synthétiques, les capacités de rédaction et de présentation devant un grand public, et enfin l’esprit de critique. Tous ces colloques, débats et conférences qui font la spécialité de Sciences Po, avec des personnalités de renom à l’affiche, ont été pour elle l’occasion de découvrir en profondeur les grands thèmes de débats français et européens et de voir le monde « en relief ». Et cette atmosphère vivante alimentée par les rencontres des idées au quotidien a ouvert une géographie intellectuelle radicalement nouvelle pour Mlle. Jin. Elle estime qu’un manque réel d’esprit de critique et d’incitation à la création est « le maillon faible » de l’enseignement chinois, auquel les formations de Sciences Po pourraient justement y remédier.

Mlle. Jin a particulièrement aimé l’atmosphère internationale à Sciences Po, résultat suite à une forte politique d’internationalisation menée par son directeur Richard Descoings. Presqu’une moitié des élèves sont venus de l’extérieur de l’Hexagone, ce qui constitue un milieu d’échange interculturel sans pair parmi les écoles françaises. Cette ambition internationale des dirigeants apporte des retombées sur leurs diplômés. La marque de Sciences Po est devenue de plus en plus reconnue en dehors des pays francophones, et il est désormais comparé à des universités américaines ou anglaises renommées comme Colombia ou LSE.

Enfin, une autre spécialité de Sciences Po – la prééminence des intervenants extérieurs – constitue un grand potentiel pour le réseau professionnel de ses élèves. Mlle. Jin confirme qu’elle a tiré du bénéfice comme pas mal de ses camarades. Elle a obtenu un stage de six mois au siège de l’AFD dans le cadre de ses études à Sciences Po, et cela grâce à la recommandation d’un intervenant de l’AFD qu’elle a eu comme professeur dans un cours du 1er semestre à Paris ! Ce stage a permis à Mlle. Jin de mettre en pratique les connaissances qu’elle a acquises à Sciences Po, car les activités de l’AFD en Chine, centrées sur le développement durable, se coïncident parfaitement avec le contenu de son master choisi. La dimension pluridisciplinaire de ce dernier, notamment la vision de gouvernance globale, sert aussi énormément dans la carrière chez un bailleur de fonds international. L’intégration à l’AFD Chine est devenue quelque chose de naturelle pour Mlle. Jin à l’issue de ses deux ans d’études en France. Ce choix de métier est à ses yeux « idéal », puisque cela correspond à la fois à ses intérêts professionnels, et aussi à sa conviction personnelle et ses intérêts intellectuels.

Sur le plan global, Mlle. Jin trouve très satisfaisant son séjour français. La bourse du gouvernement français qu’elle a obtenu a sans aucun doute beaucoup facilité la vie à Paris dont l’intégration n’est pas toujours facile. Si Sciences Po lui a donné un diplôme de valeur et un « boulot de rêve », Mlle. Jin pense que l’héritage le plus précieux de son expérience hexagonale est une réelle ouverture d’esprit et une belle découverte culturelle, ce que la France sait probablement offrir plus que bien d’autres pays occidentaux.

Conseils aux futurs étudiants qui iront en France :

  • avoir une base linguistique la plus solide possible avant de décoller pour la France, car c’est une nation qui est très fière de sa langue ;
  • choisir une spécialité qui correspond le mieux aux intérêts académiques personnels et au plan de développement de carrière ;
  • profiter de la richesse culturelle et artistique qui est assez unique de la France, notamment de toutes les mesures en faveur des jeunes (carte de réduction, nuit de musée, journée de patrimoine…) ;
  • sortir du « club » d’étudiants chinois, rester avec la population locale (tes copains de classe, les professeurs, ta concierge et tes voisins, les gens croisés au voyage ou dans les restos U…) pour pratiquer leur langue et connaître leur mentalité.

Dernière modification : 29/01/2015

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