Interview du mois - janvier 2008 : Qiu Shuwei

Née dans le Zhejiang, Qiu Shuwei, chanteuse soprano, vit à Shanghai et enseigne au Conservatoire de musique après avoir étudié en France.

Qiu Shuwei - JPEG Après des études musicales à Hanghzou, Qiu Shuwei part vivre à Paris pour travailler auprès d’Edith Selig à l’Ecole normale de musique et de Michèle Command au Conservatoire de musique de la Ville de Paris. Durant son séjour à Paris, Qiu Shuwei a reçu le prix du Concours international de chant de l’Union française des artistes musiciens et le premier prix d’excellence du Concours international de musique et d’art dramatique Léopold Bellan. De retour en Chine, Qiu Shuwei assure des conférences sur la mélodie française au Conservatoire de Pékin, donne une série de récitals au Grand théâtre de Shanghai et à la salle de Concert Heluting, tout en proposant de nombreuses représentations dans d’autres villes comme Wuhan, Nankin, Hefei et Canton. Qiu Shuwei participera les 27 et 28 mai prochain à la représentation des solistes du festival Casals de Prades, à l’occasion du festival Croisement(s), à la salle de concert de Shanghai.

Comment est née votre envie d’aller vivre et étudier à Paris ?

A la fin de mes études de chant à Hangzhou, j’ai commencé à envisager de poursuivre mes études à l’étranger. Ayant toujours été fascinée par Paris, j’ai alors décidé de partir vivre en France. J’y ai fait des rencontres décisives pour ma carrière professionnelle, comme celles de Michèle Command et Edith Selig, qui ont été mes professeurs. Depuis, je retourne régulièrement en France, à l’occasion de répétitions notamment, et je participe à de nombreux événements qui mettent la France à l’honneur en Chine, comme les journées de la Francophonie.

Quel est votre répertoire et qu’aimez -vous chanter ?

Mon répertoire comprend des compositeurs comme Ravel, Schubert, Meyerbeer, Spohr, Satie, Poulenc, Debussy et Fauré et d’autres noms rarement connus du public chinois. J’apprécie également le travail d’expérimentation avec d’autres musiciens, comme le pianiste Pia Varri, le clarinettiste Michel Lethiec ou encore le saxophoniste Jean-Pierre Paraglioli. Enfin, j’aime beaucoup chanter les opéras de Puccini, Massenet ou Mozart.

Quelles sont vos activités professionnelles en dehors du chant ?

Depuis mon retour en Chine après mon voyage en France en 2002, j’enseigne toute l’année au Conservatoire de Shanghai, plus vieil établissement de ce genre en Chine. Je donne des cours particuliers et individuels de chant à sept élèves. Le cursus de formation et les méthodes y sont comparables à ceux du système allemand.

Il y avait au moment de la création du Conservatoire, qui vient de fêter son quatre-vingtième anniversaire, plusieurs professeurs étrangers, notamment allemands et français. Aujourd’hui, il y a encore beaucoup d’invités de l’extérieur…

Oui, il y avait à l’époque beaucoup plus de professeurs étrangers mais aujourd’hui, la majorité des professeurs du Conservatoire ont fait leurs études à l’étranger.

Quels sont vos projets ?

Je vais très prochainement passer une semaine en France pour répéter dans la perspective des représentations prévues en mai à l’occasion du festival Croisement(s), organisé par l’Ambassade de France en Chine. J’ai également pour but de favoriser les échanges franco-chinois en participant à la mise en place de classes d’excellence de musiciens français en Chine, comme celle donnée par exemple par le pianiste des solistes de Prades, Jean-Claude Vanden Eynden, il y a une dizaine d’années au Conservatoire de Shanghai. En juin, je donnerai des concerts comme soliste dans trois villes de Taiwan. En septembre je pars également donner des concerts aux Etats-Unis. Enfin, je sortirai cette année mon deuxième disque, Mélodies chinoises.

Propos recueillis par Sabrina Grassi-Fossier,
Attachée de coopération culturelle

Dernière modification : 04/08/2014

Haut de page