Hong Kong [中文]

Q : La France partage-t-elle la préoccupation de l’Union européenne vis-à-vis de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong ? Pensez-vous que les mesures adoptées par l’Europe la semaine dernière soient suffisantes ? La France a-t-elle décidé de suspendre son traité d’extradition ?

R : Je vous renvoie aux déclarations récentes. Comme l’a notamment rappelé le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong est une rupture qui met à mal le cadre hérité de la rétrocession de 1997. Elle remet en cause le principe « un pays, deux systèmes » et le respect du « haut degré d’autonomie » de Hong Kong et des libertés fondamentales qui en découlent. Cette loi affecte aussi, directement, nos ressortissants et nos entreprises.

L’Union européenne s’est accordée sur des pistes d’actions pour tirer les conséquences de la nouvelle situation créée à Hong Kong. Le Conseil de l’Union européenne (UE) a adopté en effet le 28 juillet des conclusions exprimant sa vive préoccupation. Il y réaffirme le soutien de l’UE en faveur du degré élevé d’autonomie de Hong Kong, en vertu du principe « un pays, deux systèmes », ainsi que la solidarité de l’UE avec la population de Hong Kong, tout en décidant d’un ensemble coordonné de mesures dans différents domaines tels que les politiques en matière de visas et de mobilité, les actions en soutien à la société civile notamment via les bourses d’études et les échanges universitaires, les exportations de certains équipements ou technologies sensibles ou la mise en œuvre des accords d’extradition et autres accords pertinents des États membres avec Hong Kong. Sur ce dernier point, et à la lumière des derniers développements, la France ne procèdera pas en l’état à la ratification de l’accord d’extradition signé le 4 mai 2017 entre la France et la Région administrative spéciale de Hong Kong.

À la suite de la décision des autorités hongkongaises de reporter les élections législatives, la France rappelle qu’il est essentiel que les élections puissent être tenues dans les meilleurs délais et dans des conditions permettant une expression démocratique sincère, en accord avec les droits et libertés garantis par la Loi fondamentale de Hong Kong.

Dernière modification : 04/08/2020

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