Galerie de l’urbanisme de Shanghai

Avec ses 22 millions d’habitants, 300.000 nouveaux citadins chaque année, une superficie de 6.200 km² (soit plus de la moitié de la région Ile de France), 5.000 tours et 20.000 chantiers permanents (soit 120 gratte-ciel de plus chaque année), Shanghai, archétype de la mégalopole, se devait d’avoir son musée de l’urbanisme.

C’est chose faite depuis 2000, avec la « Galerie de l’urbanisme », officiellement baptisée : Centre d’exposition de la planification urbaine de Shanghai. Vitrine de l’essor spectaculaire de la ville, ce musée montre l’évolution urbaine et les développements à venir en présentant des images anciennes et contemporaines, ainsi que des maquettes dont la plus importante donne, sur 600 m², un aperçu saisissant du développement de la cité sur lequel on a une vue plongeante depuis une mezzanine située au 3ème étage du musée.

Présentant le Shanghai de 2020 –les modules les plus clairs figurent les bâtiments en construction ou en projet– cette maquette donne un aperçu panoramique d’une ville qui est déjà projetée dans son futur : port en eaux profondes de Yangshan (cf. article sur ce site), aéroport de Pudong en cours d’extension, et bien sûr les effets de l’Exposition universelle de 2010.

L’exposition universelle, consacrée au développement durable en milieu urbain –« une meilleure ville pour une meilleure vie »– fut l’évènement de tous les records. Organisée du 1er mai au 31 octobre 2010 sur une superficie de plus de 5km² –équivalente à un grand arrondissement de Paris– elle a accueilli plus de 70 millions de visiteurs, soit entre 400.000 et 800.000 par jour. De part et d’autres du Huangpu, elle occupait le dernier grand quartier « central » de Shanghai, jusqu’à présent réservé à un un chantier naval et des usines d’industrie lourde.

Centre d'exposition de la planification urbaine de Shanghai - JPEG

Construit sur la Place du Peuple, au cœur de la ville, le musée est abrité dans un bâtiment futuriste dont le toit, constitué de quatre chapeaux d’acier, évoque le magnolia, la fleur de Shanghai. La galerie se veut un lien entre le passé et l’avenir. Alors que le sous-sol, relié au métro, reconstitue une rue du Shanghai des années 1930, certains modules à l’intérieur du bâtiment font appel aux nouvelles technologies, comme le cinéma à 360 degrés utilisé pour présenter le quartier de Pudong en images virtuelles.

Carine Henriot,
Chargée de mission "Aménagement durable des territoires"

Dernière modification : 16/06/2014

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