Faire de Paris la première place financière européenne de l’après-Brexit [中文]

Édouard Philippe, Premier ministre, a présenté le 7 juillet des mesures pour assoir le positionnement de la Place de Paris comme place financière de référence en Europe.
L’objectif est de renforcer avec les collectivités territoriales l’attractivité et la compétitivité avec trois mots d’ordre : amplifier, simplifier, accueillir.

PNG

Dans le contexte de la sortie prochaine du Royaume-Uni de l’Union européenne, Paris présente un grand potentiel pour relocaliser des activités financières sur le continent.

Avec la recomposition du paysage financier européen, Paris est la seule capitale financière après Londres à disposer en un seul lieu un écosystème complet.

"La France a une occasion unique de saisir le potentiel de notre place, pour faire de Paris la première place financière européenne de l’après-Brexit", a déclaré le Premier ministre.

JPEG

L’ambition de l’ensemble des acteurs est de faire de l’attractivité le moteur indispensable de la croissance et de l’indépendance financière de la France. Si plusieurs partenaires européens sont à pied d’œuvre pour se positionner, les atouts de la Place de Paris sont nombreux et solides :

  • un écosystème financier complet dont la qualité de régulation et de supervision, est unanimement reconnue à l’international ;
  • des cursus de formations d’excellences scientifique, juridique et financière ;
  • un haut niveau d’interconnexion offert par les transports dans la région parisienne (Eurostar).

Le Gouvernement prévoit de nouvelles mesures, témoignages d’une détermination commune de la ville, de la région et de la métropole, pour renforcer cette attractivité et faire de Paris la première place financière européenne.

Les mesures pour renforcer l’attractivité de Paris

Le plan pour renforcer l’attractivité de la place de Paris tient en trois mots d’ordre – amplifier, simplifier, accueillir – sur lesquels reposent les principales mesures annoncées par le Premier ministre.

1. Amplifier la politique de compétitivité du coût du travail

  • Suppression du taux majoré de 20% pour la dernière tranche de la taxe sur les salaires, pour favoriser la création d’emplois directs et indirects.
  • Pour certains salariés de la finance (traders ou preneurs de risque), exclusion des bonus différés dans le calcul de leurs indemnités de licenciement.

2. Simplifier notre cadre juridique et fiscal, pour plus de lisibilité

  • Réduction du taux de l’impôt sur les sociétés à 25% d’ici 2022, contre 33,3% aujourd’hui.
  • Réforme de la fiscalité du capital : l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sera remplacé par un impôt sur la fortune immobilière resserré autour du seul patrimoine immobilier, et un taux de prélèvement unique d’environ 30% sur les revenus de l’épargne sera mis en place.
  • Suppression de l’extension de l’assiette de la taxe sur les transactions financières aux opérations infra-quotidiennes (la taxe sur les transactions financières est bien maintenue).
  • Lutte contre les sur-transpositions de directives économiques et financières européennes dans le droit français, afin d’assurer l’équité pour tous au sein du marché unique.
  • Création à la Cour d’appel de Paris d’une chambre spécialisée dans le traitement juridique du contentieux international des affaires.

3. Accueillir celles et ceux qui souhaitent venir travailler en France

  • Développement de l’offre scolaire internationale, pour répondre au défi de l’arrivée de nouveaux élèves et étudiants à scolariser, notamment par l’ouverture de trois lycées internationaux en Île-de-France d’ici 2022.
  • Développement de parcours scolaires à forte diversification linguistique (bacs binationaux, sections internationales…).
  • Renforcer la carte des langues dans les parcours scolaires (dispositifs bi-langues notamment) dès le cycle 3 (CM1, CM2, 6e), puis au cycle 4 et au lycée.

Dernière modification : 13/07/2017

Haut de page