Exposition "Babel" (20 - 31 juillet 2011) [中文]

Depuis le premier jour de son arrivée dans cette ville, Florent Courtaigne a été frappé par l’analogie entre Shanghai et la ville légendaire de Babylone : sa dynamique ; ses ambitions, sa position économique et culturelle. Peu à peu, une image se forme : celle d’une nouvelle « Tour de Babel » inspirée par le célèbre tableau de Peter Brueghel "l’ancien", peint en 1561. Florent imagine alors une utopie architecturale grandiose et défaillante. Il en détaille le fonctionnement à travers une série de schémas et de vues aériennes réalistes.

Babel, ou "Babylone", était il y a 2.600 ans la capitale d’un empire florissant, une des plus vastes cités au monde : un carrefour économique, politique et culturel entre Orient et Occident. Son architecture était impressionnante : de resplendissantes murailles, des jardins suspendus (une des sept merveilles du monde antique), et des tours immenses. La puissance de cette ville et sa chute brutale ont inspiré de nombreux mythes. Babylone y est tantôt belle et progressiste, tantôt impitoyable, débauchée et corrompue.

D’après la Bible, les premiers humains - unis par un même langage et forts de leurs connaissances techniques - y auraient érigé une tour immense dans le but d’atteindre le ciel, lequel s’en serait offensé et les en aurait empêché, en multipliant les langues et rendant toute communication impossible. Divisés, les hommes se seraient alors dispersés à la surface de la terre. Ce thème a souvent été représenté durant le Moyen-Age et la Renaissance, afin de symboliser l’orgueil de l’Homme, sa volonté de puissance et sa fatale destinée.

Florent Courtaigne est un artiste et designer français, travaillant entre Paris et Shanghai.

Diplômé des Arts décoratifs de Paris, Florent a d’abord travaillé à la scénographie d’expositions au centre Pompidou et au Palais de Tokyo, où il a côtoyé des grands noms de l’art contemporain, et participé à la réalisation d’œuvres monumentales. Il a ensuite été designer et directeur artistique dans plusieurs agences à Paris puis à Shanghai, où il réside depuis deux ans. Cette ville, fascinante et asphyxiante a la fois, est devenue sa principale source d’inspiration.

Fidèle à l’esprit inventif de Léonard de Vinci et aux utopies du Bauhaus, il s’émerveille de la mécanique du monde et en décrit les rouages, cruels et jouissifs.

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Dernière modification : 06/02/2015

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