Entretien avec Monsieur Wang Guo Wei, ancien étudiant de HIT et de l’ENSAM. [中文]

De l’Institut Technologique de Harbin à l’École Nationale Supérieure des Arts et Métiers, nombreux sont les étudiants chinois de cet institut prestigieux en Chine qui sont parvenus à intégrer des Grandes Écoles en France.
Monsieur Wang Guo Wai Wei nous décrit ici ses impressions sur son parcours académique à HIT et l’ENSAM particulièrement brillant

- Quelle fut votre formation initiale en Chine ?

J’ai étudié à l’institut de technologie de Harbin qui dispose d’une très bonne réputation en Chine et à l’international, surtout dans les domaines de l’aéronautique, l’aérospatiale et en génie mécanique.
Je suis évidemment fier de mon école. J’ai été étudiant à la faculté de l’aérospatiale, première faculté de l’institut technologique de Harbin. Ma spécialité est le Génie Mécanique. Tous les cours que j’ai appris me permettent d’avoir un très bon niveau académique et m’ont rendu la vie plus facile, je dois dire, pour postuler et être admis par les écoles françaises de haut niveau (Grande École d’ingénieur).

- Pouvez-vous nous décrire votre formation en France ?

En 2002, après ma formation de l’université, je suis allé en France pour continuer ma formation d’ingénieur chez l’École Nationale Supérieure des Arts et Métiers (ENSAM), c’est aussi une école d’ingénieur connue en France dans le domaine de Mécanique, les élèves de l’ENSAM sont très recherchés dans les domaines de l’automobile, de l’ingénierie, de la mécanique et de l’énergie.

- Vous parlez souvent d’une différence dans la formation des Grandes
Écoles en France et la formation que vous avez reçue en Chine, pourriez-vous nous en expliquer davantage ?

La formation des Grandes Écoles en France est différente : je m’explique, en Chine, c’est plutôt théorique alors que les cours en France reçus attachent une importance particulière à l’application pratique. C’est une chose que je trouve très positive pour la carrière personnelle. Pendant ma période d’étude en France, chaque élève doit faire un stage ’’concret’’ pour quelques mois dans des sociétés afin de compléter son parcours. L’étudiant ne pourra pas obtenir son diplôme s’il ne valide pas son stage.
En plus, les projets de fin d’étude sont toujours des projets actuels proposés par les entreprises, c’est-à-dire le résultat du projet de fin d’étude sera utilisé pour une application directe au sein des entreprises. Par exemple, mon projet de fin d’étude était d’analyser les causes de rupture des bras d’équipement par soudage. C’est un problème réel que l’entreprise d’automobile en France avait rencontré sur place chez ses clients. Tout cela nous permet d’assimiler des cultures d’entreprise différentes très rapidement et ceci est un facilitateur indéniable pour la recherche d’emploi.

- Votre première expérience professionnelle a été en France, n’est-ce pas ?

Après ma formation d’ingénieur Arts et Métier, ma première expérience professionnelle a été en France dans une filiale française qui fait partie d’un groupe américain. Après un an, suivant la croissance du marché chinois, le groupe avait décidé d’établir une division en Chine pour son développement en Asie. Afin de mieux aider les filiales européennes, j’ai été transféré en Chine, sous la responsabilité d’un directeur américain en vue de coordonner les filiales européennes, c’était vraiment une ambiance multiculturelle enrichissante. Actuellement, plein d’entreprises françaises sont installées en Chine. Évidemment les entreprises qui s’installent en Chine ont besoin de personnes compétentes pour renforcer leur développement en Chine, sans doute, des gens parlant chinois, anglais et français comme moi sont particulièrement appréciées par elles. Cela facilite la compréhension et la communication. La plupart de ma promotion et des promotions suivantes travaillent dans les sociétés françaises. Dans le travail, les langues quotidiennes sont le français, l’anglais et bien sûr le chinois. Indéniablement, la formation en France me donne un avantage supplémentaire par rapport aux autres.

- Et votre relation avec la culture française, comment se matérialise-t-elle ?

La culture française est aussi très intéressante à découvrir. Personnellement, la nourriture française m’intéresse beaucoup ! “Du vin, du pain et du fromage, la vie est belle !”. C’est une expression qu’incarne l’esprit du Français selon moi. On devrait profiter de la vie, pas seulement du travail, n’est-ce pas ! Outre la nourriture, le patrimoine culturel français est quelque chose qu’on ne doit surtout pas oublier ! Le Louvre, les musées, les châteaux, la Seine, aussi des petits restaurants dans lesquels beaucoup d’artistes connus ont laissé leurs empreintes.
En bref, la France est un pays magnifique !

Dernière modification : 26/06/2012

Haut de page