Du pain sur la planche pour "Shanghai Young Bakers" ! [中文]

Crée en 2008 par la Jeune chambre économique française (JCEF), l’association Shanghai Young Bakers a depuis pris de l’ampleur. Mercredi 12 octobre 2011, la Lettre de Shanghai a eu la chance de rencontrer les élèves ainsi que Cécile Cavoizy, chargée d’éducation, et Wang Li, ancienne pensionnaire devenue professeur, le tout en vidéo !

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Shanghai 02:40 (MPEG4 - 12 Mo)

Le programme de formation des Shanghai Young Bakers a été lancé par une quinzaine de jeunes professionnels et volontaires français début 2009. Il a permis à plus d’une cinquantaine de jeunes chinois défavorisés de trouver du travail dans des hôtels 4 et 5 étoiles de la ville. On constate en effet aujourd’hui un manque de professionnels dans ce secteur en pleine croissance à Shanghai : l’objectif est de former ces étudiants à la boulangerie française pendant un an, en alternance dans le local entièrement rénové en février dernier grâce au soutien financier de "SweetPearl" Roquette, de sorte qu’ils puissent trouver des débouchés durables une fois leur diplôme obtenu.

Afin d’éviter tout risque de détournement du programme, les jeunes sont recrutés grâce à l’aide de partenaires sociaux officiels, comme la fondation Chi Heng et les Enfants de Madaifu. Recrutée par le programme pour encadrer les jeunes et leur apporter un soutien psychologique, madame le professeur Zhao sert de maillon indispensable entre les jeunes étudiants chinois, leurs professeurs et leurs employeurs. Des jeunes volontaires français et chinois font également vivre ce programme sous la direction efficace de Thomas Méron et Cécile Cavoizy, qui ont pris la suite de Cécile Le Cotonnec, initiatrice du programme il y a deux ans.

JPEG La formation théorique repose sur la mise en commun de deux ressources :


  • le centre de l’éducation du Shanghai Charity Bureau, en liaison avec le lycée de Caoyang, organise le cursus scolaire en vue de la délivrance d’un diplôme chinois de niveaux 4 et 5 de boulangerie, délivré par le Bureau du Travail de la municipalité et reconnu dans toute la Chine.
  • les trois promotions de jeunes ont été hébergées dans les dortoirs flambant neufs du lycée technique de Caoyang. Ce dernier a établi un accord de coopération très réussi, suivi par le Consulat général de France à Shanghai, avec le lycée hôtelier de Marseille.

Les cours, dispensés en chinois, doivent être complétés et adaptés au contexte de la boulangerie « à la française » dont les exigences sont un peu différentes. Le programme de formation à la boulangerie française a été élaboré par le premier professeur français du programme, Loïc Ledru, grand professionnel de la boulangerie, alors directeur technique dans la chaîne de boulangerie taiwanaise Christine qui a utilisé tout son temps libre à donner les premiers cours avec un de ses anciens collègues de Lesaffre, David Shen. Les cours sont ensuite donnés par Thomas Kalkhoven, jeune boulanger français parfaitement bilingue en chinois et recruté à mi-temps chez Lesaffre. Le squelette du cours est inspiré de la méthode utilisé par le Christian Vabret, Meilleur Ouvrier de France et Directeur de l’école française de boulangerie d’Aurillac, qui est venu à plusieurs reprises à Shanghai.

L’apprentissage s’effectue autour du principe de l’alternance : Les élèves ont deux semaines de cours, comprenant cours pratiques de boulangerie et cours théoriques généraux, en alternance avec 2 semaines de stages dans des hôtels internationaux tels que le Sofitel, le Waldorf Astoria ou le Grand Mercure.

Nouveauté cette année : les professeurs sont tous des anciens élèves, engagés pour trois ans après avoir obtenus avec succès leurs CAP boulangerie à l’Ecole française de boulangerie d’Aurillac (EFBA). Cette démarche novatrice, financée par Lesaffre, permet de mettre en place sur le moyen terme un enseignement de qualité.

La formation terminée, les élèves n’ont aucun mal à trouver des débouchés. Il n’est pas rare que les employeurs viennent s’adresser directement à Shanghai Young Bakers. De plus, l’association met à disposition des cours personnalisés pour la recherche d’emplois, comme l’aide à la rédaction d’un C.V ou la préparation à des entretiens.

Bien sûr, toutes ces actions ont un coût. Principalement aidés par la fondation Carrefour, les bénévoles sont tous les ans à la recherche de sponsors : d’autres mécènes ont ainsi rejoint le programme, comme l’Alliance française, la société française de levure Lesaffre, le producteur de "SweetPearl" Roquette, la société de distribution Sinodis et l’Ecole française de boulangerie d’Aurillac. Shanghai Young Bakers cherche par ailleurs à engendrer elle-même des revenus. Pour cela, elle lance pour la première fois des cours ouverts aux particuliers (en langue française !) et s’apprête à vendre des chaussons aux pommes avec les fruits de l’association partenaire Madaifu.

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Thomas Kalkhoven, professeur français de boulangerie, et les trois étudiants partis en 2011 à Aurillac : Xiao Jinjin, Wang Li et Zhang Zheng-Hai

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site Internet de l’association (www.shanghaiyoungbakers.com) ou contacter les personnes suivantes :

  • Thomas Méron (tmeron@shanghaiyoungbakers.com)
  • Cécile Cavoizy (education@shanghaiyoungbakers.com)
  • Hélène Hovasse

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Dernière modification : 09/02/2015

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