Discours de l’Ambassadeur - Mois de la Francophonie - conférence de presse

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Jeudi 1er mars 2018 – 15h00 – IFP


Excellences, chers collègues,
Distingués invités,
Chers amis journalistes,

C’est un immense plaisir de vous accueillir aujourd’hui à l’Institut français de Pékin pour la conférence de presse de lancement de la 23e édition du Mois de la francophonie en Chine, consacrée aux Femmes en Francophonie.

En mars 1970, il y a presque 50 ans, le Cambodgien Norodom Sihanouk, le Nigérien Hamani Diori, le Sénégalais Léopold Sedar Senghor et le Tunisien Habib Bourguiba proposaient la création d’une communauté francophone, une communauté d’intérêt, avec une langue et des cultures en partage.
Je veux une nouvelle fois rendre hommage à ces visionnaires, qui avaient compris, déjà, l’importance de protéger et promouvoir la diversité culturelle à travers le monde.

Aujourd’hui, l’Organisation internationale de la francophonie réunit 84 Etats membres et observateurs, soit beaucoup plus d’un tiers des États de la planète, et rassemble près de 300 millions de locuteurs présents sur tous les continents qui partagent non seulement une langue, mais aussi les valeurs de liberté et de diversité qu’elle porte.
Le français est la 2ème langue la plus apprise dans le monde. À l’horizon 2050, elle sera parlée par plus de 800 millions de personnes, dont 85% seront Africains.

Les francophones de par le monde modifient et enrichissent quotidiennement la langue qu’ils partagent, à travers les usages qu’ils en ont et les cultures qu’ils développent autour de leurs pratiques.
La diversité culturelle est une création en perpétuel mouvement.

Comme le rappelait récemment à Ouagadougou le Président de la République E. Macron, « la francophonie n’appartient pas aux Français » ; elle est un « corps vivant », qui partage un « français pluriel ».
Abdou Diouf, ancien secrétaire général de l’OIF, soulignait déjà que la langue française appartient à tous ceux qui ont choisi de la « féconder aux accents de leurs cultures, de leurs imaginaires (…) ».

En Chine, le français peut et doit occuper une place particulière. « La Chine doit être une terre de francophonie » disait le Président de la République à Xi’an en janvier dernier.
Nous le souhaitons !
L’apprentissage du français en Chine - comme d’ailleurs l’apprentissage du Chinois en France - doit se construire dans un dialogue vivant et des échanges nourris entre les cultures, qui favorisent une meilleure compréhension de nos histoires, de nos créations, de nos cadres sociaux.

Durant ce mois de mars consacré à la francophonie, c’est un programme riche et engagé autour de la langue française qui est proposé au public chinois.
C’est également l’occasion pour la francophonie, de souligner son rôle essentiel dans l’égalité des genres.

C’est pourquoi notre programme met en valeur des femmes d’exception du monde francophone qui, à l’instar de Leïla Slimani, militent au quotidien pour que cet espace culturel et politique soit aussi, selon la belle devise de notre république, un espace de liberté, d’égalité et de fraternité.

Je tiens à adresser mes remerciements les plus sincères à la talentueuse Wu Xin qui nous fait le grand honneur d’être la marraine du Mois de la francophonie, pour promouvoir en Chine ces valeurs universelles.
Je remercie également Madame Hung Huang, auteure et éditrice du magazine iLook pour sa présence aujourd’hui et qui, aux côtés des autres invités de cette 23ème édition, fera vivre un débat d’idées qui nous est cher.

Enfin, un grand merci à nos mécènes et sponsors nationaux sans qui cette 23ème édition ne pourrait exister.
Je pense notamment à Casio et Kaytrip qui soutiennent les concours de la francophonie, mais aussi à Ducasse Education et au groupe D.C Education qui présenteront à cette occasion un documentaire consacré à la gastronomie française et à la transmission du savoir-faire en la matière.

Je laisse la parole à Emmanuelle Dienga, représentante de Wallonie-Bruxelles International en Chine.

Dernière modification : 06/03/2018

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