Déclaration de M. Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, à son arrivée à la réunion de l’Eurogroupe (Bruxelles, 4 décembre 2017)

Ce qu’il nous faut comme président de l’Eurogroupe, c’est un président qui pousse à l’intégration de la zone euro de façon à ce que nous puissions améliorer le fonctionnement de la zone euro dans les années qui viennent, et que nous arrivions à transformer la zone euro en un véritable continent économique, puissant. C’est le souhait du président de la République française, et c’est ce qui déterminera le choix du gouvernement français aujourd’hui pour la présidence de l’Eurogroupe. L’Eurogroupe doit changer, la zone euro doit être plus efficace, elle doit mieux protéger nos concitoyens, elle doit nous permettre de créer de la croissance, de créer des emplois et tout cela suppose de faire des pas en avant. C’est ce qui compte à nos yeux et le prochain président de l’Eurogroupe aura cette responsabilité-là.

Q - La Commission européenne va faire une proposition de réforme après la réunion des ministres des finances. Cela ne vous pose pas de problème ?

R - Non, je crois que c’est très bien que la Commission européenne fasse des propositions, c’est son rôle. Pour l’instant nous en sommes au stade du débat donc il faut laisser le débat se développer, que chacun fasse ses propositions. Le président de la République a fait des propositions très claires à l’occasion de son discours à la Sorbonne, donc la France à une position. J’ai eu l’occasion de développer aussi un calendrier avec une approche étape par étape, où nous commencerions pars l’union des marchés de capitaux, l’union bancaire, la convergence fiscale, ensuite une réforme du mécanisme européen de stabilité puis un budget de la zone euro, puis un ministre des finances de la zone euro. Nous avons un calendrier qui est clair, des propositions fortes qui ont été formulées par le président de la République, maintenant que chacun fasse ses propositions. D’autres États vont faire des propositions, la Commission européenne fait des propositions et c’est son rôle. Et c’est en allant au bout de ce débat que nous trouverons les meilleures solutions pour la zone euro.

Q - M. Centeno est le meilleur candidat pour mettre en place ce calendrier dont vous parlez ?

R - Il y a quatre bons candidats, quatre candidats qui sont légitimes. Ensuite nous allons écouter les propositions des uns et des autres et nous déciderons. Vous le saurez à la fin de la journée.

Q - La France n’est-elle pas avec M. Centeno parce que le Portugal attend votre vote ?

R - Vous saurez après le vote pour qui la France a voté mais laissez-nous pour le moment écouter les propositions des uns et des autres. J’attends d’abord de voir la manière dont chaque ministre des finances candidat - il y en a quatre - va présenter ses propositions pour la zone euro et nous jugerons sur cette base-là qui a un vrai projet pour la zone euro et est en mesure de rassembler les autres États membres pour le faire aboutir. Je vous remercie./.

Dernière modification : 05/12/2017

Haut de page