Débat général au Conseil des droits de l’Homme

Intervention de François Gave, Représentant permanent adjoint de la France auprès de l’ONU à Genève

"Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Nous demeurons particulièrement préoccupés par la persistance de violations massives des droits de l’Homme dans plusieurs pays, notamment la Syrie, le Burundi, le Soudan du Sud et la Birmanie, évoqués dans des dialogues dédiés, mais aussi la Corée du Nord, l’Érythrée ou le Venezuela.

S’agissant de la Syrie, nous sommes particulièrement préoccupés par les risques d’une offensive sur Idlib dont les conséquences s’ajouteront aux atrocités relevées dans le rapport de M. Pinheiro.

Au Yémen, l’enlisement du conflit et la persistance d’une situation humanitaire épouvantable doivent conduire à accélérer le processus politique. Nous appelons toutes les parties à coopérer pleinement avec l’envoyé spécial du SGNU et à respecter strictement le droit international humanitaire.

S’agissant de la Birmanie, les responsables des crimes commis contre les Rohingyas doivent être traduits en justice. Une action déterminée en faveur de la collecte et de la conservation des preuves est nécessaire. Nous attendons désormais l’action de la Cour pénale internationale (CPI) conformément à ses compétences.

Les défenseurs des droits restent trop souvent réduits au silence dans de nombreux pays - Russie, Bahreïn, Arabie saoudite, Philippines, Turquie, Nicaragua où la répression suite aux manifestations pacifiques a fait plusieurs centaines de victimes depuis le mois d’avril, Iran où de nombreux acteurs de la société civile sont menacés de mort et jugés à partir de procès inéquitables.

En Chine, nous appelons les autorités à mettre fin aux détentions dans des camps au Xinjiang.

En Égypte, le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales participe de la résilience de la société égyptienne face à la menace terroriste.

Enfin, je ne peux conclure sans rappeler notre position constante sur l’abolition universelle de la peine de mort.

Je vous remercie."

Dernière modification : 27/09/2018

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