Conférence de presse du lancement de « Goût de France 2019 » - Discours de M. Jean-Baptiste Lemoyne [中文]

Intervention de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères (Paris, 21 février 2019)

Monsieur le Ministre,

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Chefs,

Mesdames et Messieurs les Élus,

Chers Amis,

Nous voici réunis pour des noces de bois, cinq ans déjà que cette belle initiative « Goût de France » est née et nous en avons « les papas » ici, avec le Chef Ducasse, avec Philippe Faure ; ils avaient également mobilisés Guy Savoy si ma mémoire est bonne, et d’année en année, cet événement se perpétue, s’enrichit, et c’est un véritable motif de fierté. Pour le Quai d’Orsay bien sûr, comme l’a dit Jean-Yves Le Drian, mais au-delà, pour les territoires. Nous avons tenu à ce que ces partenariats soient mis à l’honneur.

Il y a quelques semaines, c’est la Provence qui nous déroulait le tapis rouge pour présenter « Goût de France », localement, et je salue Danièle Hilon la présidente de France Tourisme, et également Gérald Passedat qui est le parrain de « Marseille-Provence-Gastronomie 2019 ». L’année 2019 sera riche en Provence, à la fois en matière de gastronomie et de tourisme, parce que dans quelques semaines, au moment de la semaine de la gastronomie, se tiendra rendez-vous en France, et plusieurs centaines, près d’un millier même de tour opérator du monde entier se sont donnés rendez-vous pour découvrir notre offre.

C’est aussi une année 2019 riche en anniversaires liés à la gastronomie. Hier soir, nous étions un certain nombre à être réunis pour les dix ans du club de la table française ; dans quelques semaines, nous serons autour du marché de Rungis qui fêtera ses cinquante ans. Autant vous dire que cette année, pour paraphraser André Malraux, 2019 sera gastronomique ou ne le sera pas. Elle sera donc bien gastronomique et c’est un grand bonheur, car la gastronomie, c’est le partage, cela fédère, même au sein de l’État. Les ministères peuvent en effet travailler ensemble autour de cette ambition et au-delà du Quai d’Orsay, il y a eu tout un travail avec le ministère de l’agriculture, avec le ministère de l’éducation nationale, avec Bercy aussi. Vous l’avez vu, il y a un rapprochement des opérations puisque nous allons rayonner au même moment aux quatre coins du monde, jusqu’au Groenland ! - excusez du peu - et aux quatre coins de la France. La fête de la gastronomie qui se tenait ini tialement au mois de septembre a été rapprochée et nous allons tous vibrer au rythme des saveurs, que nous soyons Français, Français établis hors de France ou étrangers établis aux quatre coins du monde.

C’est un moment fort, on le sait, les Chefs, au travers du goût nous font aussi toucher du doigt des sujets d’éducation. Bien manger, c’est au cœur du thème de cette année. Il nous font également toucher du doigt les sujets de transmission, les uns et les autres ont appris un savoir-faire et ont à coeur de le transmettre. Ce sont des métiers qui sont certes très exigeants, mais ô combien passionnants et surtout où il y a beaucoup d’avenir. D’ailleurs un certain nombre d’emplois demandent encore à être pourvus, nous sommes en train d’y travailler. Ce sont des emplois qui permettent de prendre, non pas l’ascenseur social parce qu’il y a un côté automatique, on appuie sur le bouton, on monte, mais l’escalier social, on le voit avec de magnifiques entreprises, de magnifiques réussites, toutes ces étoiles au sens propre comme au sens figuré.

La gastronomie cela a aussi à voir avec l’insertion, les initiatives d’un Thierry Marx en sont un bel exemple.

Tout cela pour dire qu’on n’est pas dans la futilité, on est bien dans l’essentiel. On touche à l’essentiel, à l’essence de nos territoires, de nos terroirs. Un grand merci à celles et ceux qui ont préparé le buffet provençal que nous allons partager ensuite.
Nous touchons également à l’essence de la culture de la vie en société. D’ailleurs, je crois que la diplomatie de la table a de beaux jours devant elle et qu’elle peut parfois prévenir et résoudre bien des situations difficiles. Il y a là des voies pour qui doit gérer des crises compliquées et complexes de par le monde. Jean-Yves Le Drian le sait, qui doit voguer de crises en crises : la diplomatie de la table est là aussi pour apaiser les moeurs.

Merci à la Provence d’avoir noué ce partenariat avec Goût de France parce que cela illustre aussi la façon dont nous concevons la façon d’agir en matière de tourisme.
C’est le partenariat entre l’État, entre les collectivités locales, entre les partenaires privés, c’est d’ailleurs la recette de fonctionnement d’Atout France, et justement au moment où j’ai lu des inquiétudes, je veux assurer Atout France, à travers son président, son directeur général, de notre entière confiance, ses salariés, leur dire qu’on est fier de ce qui est fait et que je suis persuadé que, dans les prochains mois, nous allons travailler à un beau projet d’entreprise, à faire en sorte que l’on soit au rendez-vous de nos résultats et cela, on va le construire ensemble.

Bref, vous l’avez compris, c’est la mobilisation générale pour faire rayonner la France à travers ses terroirs, à travers ses chefs, à travers ses produits.

Il y a aujourd’hui des absents, parce que nous avons aussi des pensées pour des personnalités aussi éminentes que Monsieur Paul ou Joël Robuchon qui, hélas, nous ont quittés l’année dernière. Mais à travers ce bel événement, c’est un hommage rendu à la fois à tous les grands anciens, mais c’est également une preuve d’espérance dans l’avenir. La transmission est là, la jeune génération est là.
Vive la gastronomie, vive la Provence et vive la France !.

Dernière modification : 04/03/2019

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