Conférence de Jules Hoffmann « L’immunité innée : des insectes à l’homme » [中文]

M. Jules Hoffmann, prix Nobel de médecine-physiologie 2011, interviendra le vendredi 13 juin 2014 à 14h30 à l’université de l’Académie des sciences de Chine à Pékin.

Le service scientifique de l’ambassade de France en Chine organise, avec le soutien du comité des mécènes de la célébration du cinquantenaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine, un cycle de conférences scientifiques de haut niveau.
Dans ce cadre, l’ambassade de France en Chine a convié le professeur Jules Hoffmann à intervenir sur le thème de l’immunité.

Les infections microbiennes exercent une pression considérable sur tous les groupes animaux (et végétaux) et les organismes ont développé des mécanismes de défense souvent extrêmement sophistiqués pour se défendre contre ces agresseurs. Tous les animaux disposent d’un mode de défense dit de première ligne – ou immunité innée, qui s’oppose immédiatement à tout agent infectieux. Seuls les vertébrés (à peu près 5 % des espèces animales actuelles) ont en plus développé un deuxième mécanisme de défense qualifié d’immunité adaptative (apparue chez les poissons il y a 450 millions d’années).

L’exposé présentera les récentes découvertes sur les mécanismes cellulaires et moléculaires de l’immunité innée et montrera que ceux-ci sont apparus chez les premiers organismes multicellulaires (il a environ 1 milliard d’années) et ont été largement conservés depuis cette époque. En plus de jouer le rôle de première ligne de défense antimicrobienne chez les mammifères, l’Immunité Innée active également dans ce groupe de façon déterminante l’immunité adaptative, ce qui est illustré par la nécessité d’utiliser des adjuvants lors des vaccinations.

Intervenant

JPEG

Né au Luxembourg, Jules Hoffmann a effectué ses études universitaires à Strasbourg, où il a obtenu son doctorat en biologie expérimentale et poursuivi sa carrière. Entré en 1964 au CNRS, il a créé le laboratoire « Réponse immunitaire et développement chez les insectes », et a dirigé l’Institut de biologie moléculaire et cellulaire. Directeur de recherche de classe exceptionnelle au CNRS depuis 1990, il est Directeur de Recherche Emerite depuis 2009.

Président de l’Académie des sciences en 2007-2008, Jules Hoffmann est notamment membre de la National Academy of sciences (Etats-Unis), de l’Académie des sciences d’Allemagne (Leopoldina), de l’Institut Grand-Ducal des Sciences du Luxembourg, de l’Académie des sciences de Russie.

Jules Hoffmann a consacré ses travaux à l’endocrinologie et à l’immunologie des insectes. Les recherches de Jules Hoffmann et de ses nombreux collaborateurs ont établi la drosophile comme modèle de recherche de l’immunité innée. Ils ont permis de décrypter la nature des récepteurs reconnaissant les agents pathogènes, d’établir les voies de signalisation qui sont déclenchées au cours des infections, et qui contrôlent l’expression des gènes codant pour les protéines de la réponse immune, notamment pour des peptides antimicrobiens.

Jules Hoffmann et Bruce A. Beutler (Etats-Unis) ont reçu en 2011 le prix Nobel de physiologie-médecine pour leurs découvertes concernant l’activation de l’immunité innée. Jules Hoffmann est également lauréat de la Médaille d’or du CNRS 2011. Il a reçu de nombreux autres prix prestigieux comme le Prix Rosenstiel pour l’Immunité (2010), le Prix Keio de Médecine (2011), le Prix Gairdner 2011 en sciences médicales et le Prix Shaw 2011 en sciences du vivant et médecine.

  • Conférence en anglais
  • Entrée libre dans la limite des places disponibles

Dernière modification : 19/05/2014

Haut de page