Cérémonie du soixantième anniversaire de l’Université de commerce et d’industrie de Chongqing

Allocution du Consul Général de France, M. Emmanuel Rousseau
(Chongqing, le 9 juin 2012)

Madame la Secrétaire du comité du Parti de CTBU (Li Chunru)

Monsieur le Président (Yang Jirui),

Madame la vice-présidente (Gou Chaoli),

Monsieur le responsable des relations internationales (Chen Jiping),

Madame la doyenne de l’IBS (Bai Qun),

Mesdames et Messieurs les professeurs,

Chers étudiants,

Au nom de mes collègues consuls à Chengdu et à Chongqing, j’ai aujourd’hui l’immense plaisir et le grand honneur d’être parmi vous afin de célébrer ensemble le soixantième anniversaire de cette grande université qu’est l’Université de Commerce et d’Industrie de Chongqing.

L’Université de Commerce et d’Industrie de Chongqing a réussi le pari audacieux de devenir un des plus importants établissements du sud-ouest de la Chine, en peu de temps. En effet, soixante ans, pour une université, ce n’est pas beaucoup. CTBU est un établissement qui fait preuve d’un grand dynamisme, qui se développe jour après jour, grâce à votre travail assidu et à vos efforts, et je veux croire que l’avenir vous réserve une évolution encore plus brillante.

Votre université, qui représente près de trente milles étudiants répartis dans vingt-cinq écoles et plus de deux milles facultés, est un partenaire remarquable pour les échanges avec la France ; vous êtes un acteur de la coopération universitaire incontournable dans le sud-ouest, et ceci notamment depuis la création de l’International Business School en 2000 qui privilégie particulièrement les échanges avec la France.

Le Consulat général de France à Chengdu accorde la plus grande attention à toutes ces coopérations que vous entretenez avec des grandes universités françaises telles que Toulouse 1, Lyon 2, l’Université de Bourgogne ou l’Université de la Méditerranée et vous assure de son soutien pour la mise en place de nouveaux programmes d’échanges avec la France, car c’est dans le cadre de ces coopérations officielles que nous pouvons envisager un avenir pérenne pour les échanges internationaux d’étudiants.

La coopération universitaire entre nos deux pays a déjà donné naissance à de très beaux partenariats, dont l’Université CTBU est un parfait exemple. L’influence de ces partenariats sur la mobilité étudiante n’est pas négligeable : cette année, il y aura près 27 000 étudiants chinois en France, c’est dix fois plus qu’il y a dix ans. Cette mobilité étudiante est le plus sûr moyen d’assurer une forme d’équilibre et d’harmonie à l’internationalisation de nos échanges.

J’aimerais maintenant insister sur les objectifs de notre coopération universitaire avec les établissements chinois en général, objectifs que nous souhaitons tous atteindre, pour le plus grand bénéfice des étudiants de nos deux pays :

premièrement, la mobilité étudiante doit être à double sens car actuellement trop peu d’étudiants partent encore à l’étranger et cette mobilité doit être mieux plus encadrée, c’est-à-dire sur la base de partenariats officiels. L’objectif est que, d’ici à 2015, la moitié des mobilités s’effectuent sur la base de ces partenariats, pour un total de 50 000 étudiants chinois en France en 2015. C’est pourquoi une sélection rigoureuse des étudiants, un meilleur encadrement et le renforcement des programmes de mobilités, tels les programmes Cai Yuanpei ou France Excellence, sont des conditions nécessaires au bon déroulement des échanges interuniversitaires entre la France et la Chine.

deuxièmement : la priorité est donnée aux étudiants de master et de doctorat, pour atteindre 66% des effectifs en 2015, principalement dans les filières de management, économie et finances, de sciences dures et de l’ingénieur ainsi que de droit, sciences politiques, santé et environnement.

D’une manière générale, je tiens à rappeler l’engagement de la France en faveur de la mobilité des étudiants et des chercheurs étrangers vers la France : l’innovation technologique et la croissance économique ont de plus en plus besoin de l’apport des meilleurs étudiants et chercheurs ; beaucoup d’entreprises dépendent des marchés étrangers et expriment un besoin de recrutement de cadres originaires des pays qu’elles ciblent mais formés « à la française » dans nos grandes écoles et nos universités.

Le réseau diplomatique français s’investit particulièrement sur la promotion du système universitaire français, grâce à son réseau de coopération universitaire et scientifique chargé de soutenir les partenariats entre universités françaises et étrangères et de conseiller et d’orienter les candidats à des études en France. La création de Campus France comme opérateur en 2011 exprime cette politique volontariste de renforcer notre attractivité en unifiant au sein d’un même organisme les fonctions de promotion, d’accueil et de suivi des étudiants étrangers. Campus France gère les 16 000 bourses que le ministère des affaires étrangères finance et attribue à des étudiants étrangers sur des critères d’excellence.
En 2011, avec 280 000 étudiants étrangers (dont 16% viennent d’Asie et dont la moitié est en master et en doctorat), la France se situe au 4ème rang des pays d’accueil des étudiants étrangers après les Etats-Unis, le Royaume Uni et l’Australie.

Pour conclure, je souhaite à CTBU un très bel anniversaire et un bel avenir, en vous félicitant pour votre travail et pour tout le prix et l’attention que vous accordez aux relations avec la France. Je vous remercie./.

Dernière modification : 11/06/2012

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