Cérémonie de commémoration de l’appel du 18 juin 1940

Discours de l’Ambassadeur de France en Chine, M. Jean-Maurice Ripert (19 juin 2019)

Mesdames, Messieurs,
Représentants de la jeunesse de France,
Chers amis,

Le 18 juin 1940, alors que notre pays était occupé par l’ennemi, le général de Gaulle lançait un Appel historique depuis Londres pour ranimer la flamme de la résistance et mobiliser les forces de la France libre.

« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir ». Cette citation bien connue du maréchal Ferdinand Foch résume à elle-seule la raison et surtout la nécessité de notre présence ici ce matin, 79 ans après l’Appel du général de Gaulle : représentants de la jeunesse de France, votre participation donne du sens à cette cérémonie parce que vous représentez l’avenir de notre pays.

A l’un des pires moments de son histoire, la France n’était pas seule : elle a pu compter sur le soutien déterminant de ses alliés, au premier rang desquels les Etats-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni.

Qu’ils sachent que les français ne l’oublient pas, comme l’ont montré les magnifiques et émouvantes cérémonies qui se sont déroulées il y a qulques jours sous la présidence du Président de la républlique sur les plages de Normandie.

Je tiens ici à remercier chaleureusement nos amis britanniques venus s’associer à nous pour cette commémoration et j’en profite pour rendre hommage au courage et à la détermination de tous les soldats, toutes nationalités confondues, qui ont combattus à nos côtés, souvent au prix de leur vie, pour défaire l’ennemi et sauver la France.

Je vais maintenant procéder à la lecture du message de madame Geneviève Darrieussecq, Secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, à l’occasion de la journée nationale commémorative de l’appel du 18 juin 1940 :

« A mesure que s’envolaient les mots irrévocables, je sentais en moi-même se terminer une vie, celle que j’avais menée dans le cadre d’une France solide et d’une indivisible armée. »
Ainsi, dans ses Mémoires de guerre, Charles de Gaulle décrit-il les minutes durant lesquelles sa voix porte un message décisif au cœur de la tragédie nationale. Ces instants marquent un avant et un après pour un homme désormais jeté « hors de toutes les séries ». Ce général de 49 ans, inconnu du grand public, se dit prêt à assumer l’honneur de la France à un des pires moments de son histoire nationale.
Dans des heures sombres, le général de Gaulle a insufflé l’espoir et a allumé une lueur. Cette lueur, peu la virent, mais cette certaine idée de la France, c’était celle de la France Libre.

Dans l’effondrement généralisé, les mots simples et graves de l’Appel du 18 juin ont constitué un ferment d’espérance pour les Français qui refusaient d’accepter la défaite. Ces mots étaient une réponse pour tous ceux qui ne se résignaient pas et pour tous ceux qui voulaient se battre. Dès lors, ces hommes et ces femmes savaient que la poursuite du combat militaire, moral et politique était possible.
Tant d’épreuves, tant de bravoure et tant de sacrifices ont été nécessaires pour sauver l’honneur de la patrie, pour mener la Libération de notre pays aux côtés des Alliés, pour placer la France dans le camp des vainqueurs et pour restaurer la République !
Aujourd’hui, nous rendons hommage à l’homme du 18 juin. Nous honorons également la mémoire des hommes et des femmes des Forces Françaises Libres et de « l’armée des ombres ». Nous saluons les morts de Bir-Hakeim et le plus d’un millier d’exécutés du Mont-Valérien, les combattants de Kieffer et les maquisards, les résistants du Limousin et les soldats de Provence.
Les mots de l’Appel du 18 juin 1940 appartiennent à notre patrimoine collectif et ont contribué à forger une part de l’identité de notre Nation. 79 ans après, avec ces mots, nous continuons à écrire l’histoire de la France et à porter haut les valeurs de la République.

== fin de citation ==

Je vous remercie./.

Dernière modification : 02/07/2019

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