Café SHS : Tiandi, une revue littéraire de Shanghai des années 40 [中文]

Les revues publiées à Shanghai pendant l’occupation japonaise intéressent en général très peu les critiques. On présuppose que celles-ci dépendaient ou étaient sous contrôle de la censure japonaise et ne pouvaient donc que publier des œuvres favorables à l’occupant, ou de faible qualité. On suggère ainsi que toutes la littérature shanghaienne publiée sous l’occupation ne présente que peu d’intérêt en regard des textes que fournissaient les écrivains réfugiés dans l’arrière-pays.

Pendant ses recherches pour son doctorat en études chinoises , Nathalie Martin s’est intéressée à cette époque spéciale et a mené une étude sur l’une de ces revues, Tiandi (天地), créée et dirigée par l’écrivaine Su Qing de 1943 à 1945. A travers l’analyse que présentera Nathalie Martin, ces arguments seront mis à l’épreuve. On pourra ainsi se rendre compte que tout compte fait, cette littérature shanghaienne réservait quelques surprises...

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Cette revue ayant été créée et dirigée par une femme célèbre uniquement pour un seul de ses romans qui avait fait scandale en 1943, et ambitionnant de donner largement la parole à ses consœurs, on s’attend alors à trouver dans Tiandi —à l’image de sa créatrice, scandaleuse — des propos porteurs d’un idéal féministe. Une dernière affirmation qui reste, elle aussi, à vérifier...

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Le 20 juin, Nathalie Martin, Professeur de français à l’Université normale de l’Est de la Chine (ECNU) de Shanghai, invitée par Consulat général de France à Shanghai, partagera au Café des arts de l’Alliance française de Wusong Lu ses connaissances sur le Shanghai des années 40.

Dernière modification : 15/08/2014

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