Brexit [中文]

Réponse de Mme Amélie de Montchalin, secrétaire d’État chargée des affaires européennes auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à une question au gouvernement à l’Assemblée nationale (Paris, 3 avril 2019)

Merci Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Monsieur le Député,

Depuis des mois, depuis des semaines, depuis des votes de toutes sortes, la Chambre des communes n’est effectivement parvenue à s’entendre sur aucune solution. L’appel de Theresa May hier soir à l’unité nationale est très positif, mais nous n’avons aucune certitude sur son issue.

Le Conseil européen a demandé à Theresa May de présenter un plan le 10 avril qui puisse recueillir une majorité ; elle a déclaré hier soir qu’elle souhaite également une nouvelle extension. Je le dis devant vous, comme l’a dit le président de la République hier, une extension longue qui impliquerait la participation des Britanniques aux élections européennes n’a rien d’automatique. Si Theresa May ne propose pas un plan solide, ce pays qui restera un ami et un allié essentiel, aura de facto choisi de sortir sans accord. Nous ne pouvons pas éviter l’échec à sa place. Nous serons prêts, même sans accord, y compris à Calais où les travaux d’aménagement du port se sont achevés hier.

Monsieur le Député, vous avez raison d’être mobilisé puisque derrière le Brexit, il y a des citoyens, des parents, des travailleurs et des retraités.

Nous sommes d’une vigilance absolue pour protéger les Français sur place et pour protéger leurs familles. Le Royaume-Uni a pris des engagements, il doit les tenir. Je le redirai cet après-midi à l’ambassadeur du Royaume-Uni et je rencontrerai très prochainement nos compatriotes à Londres.

Je vous rassure, le président de la République et le Premier ministre ne m’ont pas donné comme seule tâche de m’occuper des conséquences du Brexit. Ma mission, c’est avant tout de porter un projet pour tous les Européens, et hier encore, un accord a été trouvé pour que nos frontières soient mieux protégées. L’Agence Frontex disposera de dix mille hommes et de moyens renforcés. Je crois qu’il y a là la preuve qu’il y a une Europe qui agit et qui protège.

Je vous remercie./.

Dernière modification : 12/04/2019

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