Assemblée générale des Nations Unies : le point sur les enjeux

La jeunesse du monde entier manifeste et attend de nous des solutions pour protéger le climat et la biodiversité. Des forêts tropicales comme l’Amazonie, poumon de notre planète, brûlent. Des millions de personnes meurent encore chaque année du sida, de la tuberculose ou du paludisme. Des tensions géopolitiques menacent la stabilité du monde. Les défis contemporains sont immenses et appellent à l’action.

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Lors de la 74e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, les 23 et 24 septembre 2019 à New York, le Président Emmanuel Macron entend poursuivre les initiatives portées lors du G7 Biarritz et avancer sur les sujets d’intérêt global. Le climat, la santé mondiale et la sécurité seront placés au cœur des discussions et des actes.

Préserver l’Amazonie et les forêts tropicales, puits de carbone de la planète

En marge du Sommet de l’ONU sur le climat, le Président de la République co-présidera un grand événement de mobilisation consacré à la protection de l’Amazonie et des forêts tropicales. En sa qualité de pays amazonien, la France souhaite œuvrer concrètement à la préservation de ces forêts essentielles à la limitation du réchauffement climatique, grâce à leur capacité d’absorption et de stockage du CO2.

Lors du G7 Biarritz, un plan d’aide d’urgence pour l’Amazonie avait été décidé, sous l’impulsion du Président de la République et de son homologue chilien, Sebastian PINERA. Des financements immédiats pour lutter contre les incendies avaient été débloqués et des moyens matériels mis à disposition des pays de la région. C’était une première étape qui avait pour but de répondre à la situation d’urgence et de commencer à poser les bases pour l’avenir.

L’événement de New York vise à approfondir la démarche engagée, en proposant des solutions opérationnelles de long terme pour préserver et entretenir l’Amazonie et les forêts tropicales, en associant l’ensemble des acteurs concernés – des autorités politiques aux populations autochtones, en passant par les ONG, les scientifiques et les entreprises.

(Re)voir la conférence de presse conjointe du G7 Biarritz consacrée au climat, à la biodiversité et aux océans.

La réunion de New York est une initiative collective et inclusive. Elle réunira pour la première fois et de manière inédite, l’ensemble des acteurs engagés pour la préservation de l’Amazonie et des forêts tropicales.

Seront tout d’abord présents des Chefs d’État des pays amazoniens et sud-américains qui ont la volonté d’agir : Ivan DUQUE, Président de la Colombie, Evo MORALES, Président de la Bolivie et Sebastian PINERA, Président du Chili seront à ce titre présents. Les chefs d’Etat et de gouvernement des grands pays donateurs comme l’Allemagne (Angela MERKEL) et la Norvège (Erna SOLBERG) participeront également, de même que le Président de la RDC, Félix TSHISEKEDI pour porter les problématiques des forêts d’Afrique centrale, et des organisations internationales comme la Banque mondiale.

Des ONG comme Amazon Watch, WWF ou Conservation International apporteront leur éclairage et contribution, aux côtés d’entreprises et de représentants des peuples autochtones.

Ce rassemblement unique doit permettre de débloquer des financements additionnels et de définir une feuille de route opérationnelle pour la préservation des forêts tropicales de la planète, en particulier l’Amazonie. Tous les principaux sujets seront mis sur la table pour y apporter des réponses efficaces : reforestation des territoires dévastés par les incendies, projets concrets de préservation qui devront se faire en accord et pour le bien des populations locales, accompagnement dans le développement de l’agro-écologie, etc.

Protéger le climat, pour notre jeunesse

Dans la continuité de cette initiative pour l’Amazonie et les forêts tropicales, le Président de la République affirmera son ambition climatique lors de la session d’ouverture du Sommet de l’ONU sur le climat. Le temps des actes est venu. Il faut aller plus loin : engager plus d’États, aller plus vite et être plus efficaces. Notre jeunesse, partout dans le monde, nous y oblige. Les scientifiques du monde entier démontrent que c’est une priorité absolue. L’objectif de ce sommet réuni par le Secrétaire général des Nations unies est de concrétiser et accélérer les actions visant à mettre en œuvre l’Accord de Paris. La France tiendra ses engagements en matière de réduction de gaz à effet de serre et sera au rendez-vous pour rehausser l’ambition en 2020.

A l’échelle nationale, l’écologie est inscrite comme priorité de l’action du Président de la République. En deux ans, la France a acté des décisions fortes sur ce sujet. Nous sommes le seul pays au monde à avoir adopté une loi qui met fin à la production de pétrole et de gaz sur son sol pour sortir des énergies fossiles ; le seul pays européen à avoir dit non, au nom du climat, à l’ouverture d’un accord commercial avec un pays qui veut sortir de l’accord de Paris ; le seul pays européen qui veut sortir du glyphosate en trois ans ; le seul pays européen à s’être dotée d’une stratégie de lutte contre la déforestation importée ; le premier pays du G7 à mettre dans la loi la fermeture des centrales à charbon.

Des premiers résultats se font sentir en 2018. Elle est la première année de baisse des émissions globales de la France depuis 2014 (-4%) : nous n’avons jamais aussi peu émis de gaz à effet de serre au XXIème siècle. Cette dynamique doit être poursuivie.

La lutte contre le changement climatique ne peut être efficace que si elle est portée au niveau mondial. Le Président français défend avec d’autres Chefs d’États les principes de l’Accord de Paris en particulier l’objectif de neutralité carbone 2050. Ce volontarisme affiché a porté ses fruits : alors que moins de 10 pays européens s’étaient engagés en mai dernier, ils sont aujourd’hui 24 à soutenir cette ambition. Plus globalement, la « Coalition pour la neutralité carbone » qui avait été lancée lors du premier One Planet Summit à Paris en décembre 2017 en lien avec la Nouvelle-Zélande, les îles Marshall et la Suède, rassemble aujourd’hui 22 pays engagés à mettre en place des stratégies neutralité carbone 2050. Le Chili, l’Italie et le Japon ont rallié la coalition lors du G7 de Biarritz.

« « Je les avais reçues avec Greta Thunberg en février. Ces jeunes filles engagées pour le climat nous disent toute l’impatience de la jeunesse. Nous sommes plus que jamais mobilisés pour répondre au défi écologique, avec nos partenaires européens. Merci à elles pour leur énergie. »

Emmanuel Macron, 10 mai 2019 à Sibiu. »

La mobilisation de financements massifs est fondamentale pour réussir la transition écologique. Le Président de la République s’est engagé pour mobiliser l’industrie financière et orienter les flux financiers vers la croissance verte. Il avait reçu à ce titre une lettre de mission du Secrétaire général des Nations unies lors de la dernière Assemblée générale des Nations unies. à 100 milliards d’euros doivent être collectés d’ici 2020 pour accompagner les pays les plus vulnérables dans un développement durable. Nous sommes aujourd’hui à 71,2 milliards, selon l’OCDE. La France a annoncé à Biarritz le doublement de sa contribution initiale au Fonds Vert pour le climat, et a ainsi lancé au G7 une dynamique qui devrait inciter les autres contributeurs à en faire autant. L’Allemagne, le Royaume Uni et la Norvège ont également doublé leur contribution. Le Sommet sera l’occasion d’appeler solennellement les pays qui ne l’ont pas encore fait à annoncer une hausse de leur contribution

Seuls, les États ne pourront pas résoudre le problème du réchauffement climatique. C’est pourquoi le Président Emmanuel Macron œuvre pour mobiliser le plus largement possible : organisations, entreprises, citoyens, ... tous ! Et cela donne des résultats. Cas concret, à Biarritz, une coalition a été lancée pour améliorer l’efficacité énergétique du secteur refroidissement, avec l’objectif d’éliminer les gaz HFC, qui polluent 14 800 fois plus que le CO2. Des engagements ont été pris. Dans la continuité, à New York, le Président rencontrera des acteurs privés pour avancer.

Sauver des millions de vies

Le combat contre le sida, la tuberculose et le paludisme est loin d’être gagné. Le Fonds mondial de lutte contre ces maladies a déjà sauvé 32 millions de vies : ce chiffre est spectaculaire, mais des millions de femmes et d’hommes meurent encore chaque année à cause de ces pandémies.

Le 21 juin 2019, le Président de la République a lancé un appel à la communauté internationale pour lever des fonds supplémentaires. (Ré)écoutez son appel.

De nombreux États ont déjà répondus à cet appel : déjà dix pays se sont engagés à augmenter leurs contributions. Il s’agit de la Suisse, de l’Union européenne, du Canada, de l’Allemagne, de l’Italie, du Luxembourg, de l’Irlande, du Portugal, du Japon et du Royaume-Uni. Là-aussi, on avance. Mais ce n’est pas encore assez.

Pour sa deuxième journée au siège des Nations, le Président Emmanuel Macron appellera le plus largement possible les États à contribuer. C’est avec l’engagement de tous, unis et déterminés, que nous vaincrons ces maladies.

Protéger les populations des crises

Le Président Emmanuel Macron s’entretiendra avec ses homologues ainsi qu’avec le secrétaire général de l’ONU au sujets des principales crises mondiales. Une attention particulière sera portée à l’abaissement des tensions dans le Golfe et à la recherche d’une voie de désescalade sur le dossier iranien, en lien étroit avec nos partenaires européens.

Dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, la France et l’Allemagne ont lancé l’Alliance pour le Sahel lors du G7 Biarritz. Cette Assemblée générale doit permettre de continuer à porter cette alliance.

De nombreux autres sujets de sécurité et de stabilité mondiale seront au centre des discussions. C’est le cas notamment de la recherche de stabilité en Libye (en étroite collaboration avec l’Union africaine), de la situation en Syrie qui exige une extrême vigilance, ou encore du règlement du conflit israélo-palestinien.

Dernière modification : 24/09/2019

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