Année du boeuf - Histoire culturelle des bovins en France - 2 [中文]

Les bovins célébrés en cette année du Buffle fait partie intégrante de la culture française. Bœufs, vaches et taureaux, à l’occasion du Nouvel an chinois, explorons l’histoire culturelle des bovins, animaux liés à notre quotidien depuis la préhistoire. 2/2

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Histoires réelles ou imaginaires et expressions inspirées des bovins

Dans le langage courant, on retrouve aujourd’hui de nombreux mots et expressions qui tirent leur origine des bovins.

On doit le mot « vaccin », en ce moment au cœur de l’actualité, à la vache. Le mot apparaît au tout début du XIXe siècle : il désigne alors spécifiquement l’injection du virus responsable de la variole de la vache - en latin moderne « variola vaccina » ou « vaccine » - à un patient, en vue de l’immuniser contre la variole. L’expression comme la pratique du vaccin sont dues au médecin anglais Edward Jenner, qui a conduit ces expérimentations à la fin du XVIIIe siècle dans le milieu des travailleurs laitiers. La vaccine est en effet une maladie qui touche les bovins et dont le virus est proche de celui de la variole humaine.

Sur le même modèle que le féminin « vaccine » issu de vaccina, on a donc formé un masculin « vaccin », sur le latin vaccīnus « de vache », pour nommer la substance immunisante tirée du virus en question. À partir du milieu du XIXe siècle, puis dans les années 1880 sous l’influence de Louis Pasteur, le terme « vaccin » a fini par désigner toutes les substances destinées à produire une telle réaction immunitaire.

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Quelques expressions liées à la « vache »

Le mot « vache » a donné naissance à de nombreuses expressions populaires en français.

L’adverbe « vachement » signifie « vraiment, très, absolument ».
l’expression « Oh la vache ! » très utilisée, pour exprimer le choc, la surprise, l’admiration ou le dépit.

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Le taureau et ses mythes

À l’instar de la vache, le taureau a lui aussi des expressions dédiées comme « Prendre le taureau par les cornes ». Apparue au XVIIe siècle, elle signifie : faire face aux difficultés plutôt que de les fuir, tout comme les anciens auraient choisi d’affronter les cornes du taureau au lieu de chercher à les éviter.

Le taureau est particulièrement présent dans la mythologie : divinité, objet de cultuel ou personnage fabuleux comme le Minotaure, une créature hybride mi-homme et mi-taureau qui tous les neuf ans dévorait un sept garçons et sept filles. A partir de ce mythe grec, on prête au taureau la capacité de dévorer hommes, femmes et enfants pourtant, il n’est qu’un grand végétarien. Autre croyance dévirée de l’imaginaire séculaire européen, la couleur rouge exciterait le taureau. Mais en réalité, ce serait le mouvement de l’étoffe qui enflammerait la bête.

Le taureau est si important dans le bestiaire européen que l’on lui a dédié la première lettre de l’alphabet latin, en effet, la lettre « A » est une tête de taureau inversée.

Sources :
- Le robert.com
- L’internaute
- CNRTL
- la-viande.fr
- France Inter
- France Culture

Dernière modification : 23/02/2021

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