À l’université Jiaotong, la robotique au service de la médecine [中文]

Le 14 octobre 2014, le Service pour la Science et la Technologie se rendait sur le campus Minhang de l’université Jiaotong pour rencontrer le Professeur Jocelyne Troccaz, directrice de recherche au CNRS, et responsable de l’équipe GMCAO (Gestes Médico-Chirurgicaux Assistés par Ordinateur).
Suite à la présentation de ses travaux aux étudiants, elle a pu découvrir les installations du laboratoire de robotique.

Discipline née au début des années 1980, la robotique chirurgicale s’est d’abord développée pour la chirurgie orthopédique, la neurochirurgie et la chirurgie mini-invasive (qui procède par des incisions de l’ordre du centimètre grâce à l’utilisation d’instruments longs et fins). Depuis le milieu des années 1990, elle s’est étendue à d’autres domaines médicaux tels que la chirurgie cardiaque ou la chirurgie urologique. Le Professeur Jocelyne TROCCAZ est directrice de recherche au CNRS, et responsable de l’équipe GMCAO (Gestes Médico-Chirurgicaux Assistés par Ordinateur), au laboratoire TIMC-IMAG de l’Université Joseph Fourier à Grenoble. À l’occasion d’une invitation par le département d’ingénierie biomédicale de l’université Jiaotong, elle présentait ses travaux pour concevoir un robot permettant aux chirurgiens de pratiquer des biopsies avec plus de précision. En parallèle, son équipe a développé le projet BiopSym, un simulateur qui propose de visualiser en 3D la précision de son geste lors d’une opération de biopsie de la prostate : les chirurgiens qui se sont prêtés à l’exercice ont rapidement vu leurs résultats s’améliorer de façon notable et le robot pourrait bientôt apparaitre dans les salles d’opération.

Simulateur de biopsie, BiopSym (Inserm/Guénet, François) - JPEG

La présentation du Pr. TROCCAZ aux étudiants s’est poursuivie avec une visite des laboratoires de robotique en compagnie du Professeur ZHANG Dingguo qui a présenté ses nombreux projets. Parmi les plus surprenants, des robots guidés par le signal électrique cerveau via des casques EEG (électroencéphalographie) slaloment entre des quilles et des cafards sont téléguidés grâce à des électrodes implantés dans leurs corps. Mais dans le laboratoire, la recherche se concentre surtout sur le bras et la mise au point de prothèses robotisées pour les handicapés pour permettre aux patients amputés de contrôler le membre artificiel presque de la même manière qu’un bras biologique via les nerfs et les muscles restants. Toutes ces technologies, qui font l’objet de nombreuses études, doivent encore être perfectionnées avant de constituer une solution fiable et sûre : un domaine de recherche immense et passionnant.

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Dernière modification : 16/09/2019

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