8 mars | La diplomatie féministe de la France en action [中文]

Grande cause du quinquennat décidée par le Président de la République, l’égalité entre les femmes et les hommes (EFH) est une priorité du gouvernement français. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères porte à l’international cet engagement au travers de sa diplomatie féministe.

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Dans son plaidoyer au sein des instances internationales, la France s’attache à ce que l’objectif d’égalité femmes–hommes soit traités dans toutes ses dimensions : réduction des inégalités et développement durable, paix et sécurité, défense et promotion des droits fondamentaux, enjeux climatiques et économiques.

Les grands axes de la diplomatie féministe française sont présentés dans la Stratégie internationale de la France pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2018-2022)

A titre national, l’engagement financier de la France en faveur de l’EFH s’est renforcé de manière significative ces dernières années :

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La France s’est, en outre, engagée à ce que 50 % de son aide publique au développement soit affecté - via l’Agence Française de Développement - à des projets ayant pour objectif significatif ou principal l’EFH à l’horizon 2022.

Promouvoir l’EFH et la place des femmes dans la société

"La France entend soutenir l’émancipation des femmes à travers le monde, en luttant contre les violences sexistes et sexuelles, en combattant pour l’égalité professionnelle et l’éducation des filles… Faire vivre cette diplomatie féministe à travers le monde, c’est mener partout et en tout temps le combat de l’égalité entre les femmes et les hommes."

Tribune conjointe de Jean-Yves Le Drian et Marlène Schiappa, 8 mars 2019

Aujourd’hui encore, les femmes et les filles sont souvent davantage touchées que les hommes par la pauvreté, les conflits et le changement climatique. Elles font face à des difficultés et à des discriminations en tous genres.

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La France considère les femmes, au même titre que les hommes, comme des actrices du développement durable et du bon fonctionnement des sociétés ou de la reconstruction dans les pays en sortie de crise. Leur représentation dans toutes les instances de décision doit être promue.

La réalisation des objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU, et notamment du 5e portant sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, et le respect des droits fondamentaux des femmes tels qu’affirmé dans la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes (CEDAW-1979), constituent une priorité française.

Égalité femmes-hommes dans la coopération décentralisée
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Forum Génération Égalité

Articulé autour de cinq enjeux-clés (les femmes aux avant-postes de la crise, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et les cyber violences, l’accès à la santé et aux droits sexuels et reproductifs pendant la crise, les inégalités économiques et la répartition des tâches domestiques, le « monde d’après égalitaire »), le Forum se fixe pour ambition de dresser un bilan des progrès accomplis et élaborera, en coopération avec les États, la société civile et le secteur privé, des propositions concrètes pour réaliser l’EFH avant 2030.

Prévenir et combattre les violences faites aux femmes

Prévenir toutes les formes de violences faites aux femmes est une priorité de la France. Dès 2017, le Serment de Paris a ainsi appelé à une remobilisation de la communauté internationale.

La France a activement contribué à l’adoption et à la mise en œuvre des résolutions « Femmes, paix et sécurité » du Conseil de sécurité des Nations unies qui appellent les États à renforcer la protection des femmes et des filles, souvent premières victimes pendant les conflits, et à renforcer la participation des femmes aux négociations de paix et aux processus décisionnels.

Enfin la France est impliquée dans la promotion de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, dite Convention d’Istanbul, qui vise à responsabiliser chaque État dans la lutte contre ces types de violences.

"L’égalité réelle sera impossible tant que les sociétés continueront de tolérer ou d’exercer un contrôle sur le corps des femmes, par la coercition ou la violence, qu’elle soit physique ou psychologique."

Extrait du Serment de Paris, 8 mars 2017

Le Fonds international pour les survivantes de violences sexuelles liées à des conflits

Le Fonds international pour les survivantes de violences sexuelles liées à des conflits s’appuie sur les travaux du Dr. Denis Mukwege et de Nadia Murad.

Il a pour objectif de permettre aux survivantes de violences sexuelles liées à des conflits d’accéder à une indemnisation, à des réparations, et à aider à leur réinsertion sociale.

Le Dr. Denis Mukwege et Nadia Murad dirigent l’initiative en étroite collaboration et concertation avec d’autres parties prenantes du secteur public, du secteur privé et de la société civile.

La France a annoncé une contribution à ce Fonds de 6,2 millions d’euros entre 2020 et 2022.

En 2018, Denis Mukwege et Nadia Murad ont reçu conjointement le prix Nobel de la paix « pour leurs efforts visant à mettre un terme à l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre et dans les conflits armés ».

La France engagée à l’international dans la lutte contre les violences faites aux femmes (25 novembre 2019)

Dates clés des droits des femmes

  • 1945 : Signature de la Charte des Nations unies, premier accord international affirmant le principe d’égalité entre les femmes et les hommes ;
  • 8 mars 1975 : Première célébration de la journée internationale des droits des femmes par les Nations unies ;
  • 1979 : Adoption par l’Assemblée générale des Nations unies de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) ;
  • 1994 : Conférence Internationale sur la population et le développement et adoption par les Nations unies d’un Programme d’action affirmant l’importance des droits des femmes en matière de santé sexuelle et reproductive ;
  • 1995 : Adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Pékin visant à la garantie pour toutes les filles et les femmes du droit à l’éducation, du droit de vivre sans violence, du droit à être incluse dans les processus de prise de décision et du droit de recevoir un salaire égal pour un travail égal ;
  • 2000 : Adoption par les Nations unies d’Objectifs du Millénaire pour le Développement, parmi lesquels l’accès à l’éducation primaire pour tous, la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et l’amélioration de la santé maternelle ;
  • 2010 : Création d’ONU Femmes, agence des Nations unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ;

Sources :
- http://www.un.org/fr/events/womensday/history.shtml
- http://www.un.org/fr/millenniumgoals/

Être un ministère exemplaire

Pour porter sa diplomatie féministe, le Quai d’Orsay se veut exemplaire en mettant en œuvre une politique interne volontariste de promotion de l’EFH.

L’égalité femmes - hommes au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

Projection du film « Les Invisibles » à l’Institut français de Pékin

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Lundi 29 mars à 19:00
Prix : 40 RMB
Lieu : Institut français de Chine à Pékin

Voir aussi :
8 mars | Table-ronde à l’ambassade
8 mars | Interventions publiques françaises

Dernière modification : 09/03/2021

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