6.26-10.10 Exposition Crash au Surplus Space [中文]

Exposition

"CRASH"

Bernard Piffaretti, Laure Prouvost

PNG

Au milieu des années 1980, l’artiste français Bernard Piffaretti a élaboré son "système Piffaretti". Ce protocole est à l’origine de chaque œuvre qu’il produit : divisant chaque toile en deux avec une bande de peinture verticale, chaque toile étant donc composée de deux panneaux apparemment identiques, l’artiste crée une composition abstraite et graphique travaille la question de la duplication, la répétition des motifs. Dans ce processus de reproduction, il a constaté, que l’image dupliquée n’était jamais la même que l’image originelle, et parfois, même, devenait "mauvaise" (dans ces cas-là, il l’a simplement remplacée par un panneau vierge). Le système Piffaretti vise à nous montrer l’impossible reproduction du geste artistique, l’absurdité aussi de toute duplication et de toute sérialisation, bases de notre monde industrialisé.

Une autre artiste française, Laure Prouvost, sera exposée : puisant leur source dans l’émotion, ses images explorent « l’incontrôlable ». Laure témoigne : « En tant qu’artiste j’aime souvent perdre le contrôle, faire simplement allusion à certaines choses, afin que chacun puisse se faire sa propre interprétation. Le spectateur doit lui-même trouver du sens à son environnement et utiliser son imagination. Je joue avec l’idée d’être emportée dans des lieux dont on ne pourra peut-être pas revenir. ». Piffaretti véhicule également cette idée de non-retour avec l’impossible duplication des œuvres. Cette idée est sans doute l’une des fables, l’un des mythes les plus profonds de notre époque.

Le capitalisme a entraîné l’humanité dans une course frénétique, toujours plus accélérée, l’obsession du flux, du mouvement perpétuel. La pandémie a paralysé cet ordre pour le rendre hors de contrôle. Peut-être, n’avions-nous pas l’intuition, avant, de cette cruelle réalité. La pandémie a peut-être réveillé certaines consciences : malheureusement, nous disent les artistes, on ne peut pas revenir en arrière, et l’avenir est sombre.

PNG
©Bernard Piffaretti

Directeur artistique
LU Mingjun

Producteur
Sui Qun

Artistes

PNG
Bernard Piffaretti

Basé à Paris, né à Saint-Etienne en 1955, l’artiste français Bernard Piffaretti fonde sa pratique sur la répétition tout en analysant les composantes de la peinture. Après des études d’art à l’école des Beaux-Arts de Saint-Etienne de 1973 à 1979, il commence à élaborer son « système Piffaretti », fixé en 1986. Ce protocole est à l’origine de chaque œuvre qu’il produit : chacun de ses tableaux est composé de deux panneaux apparemment identiques, séparé par une bande verticale ; l’une des deux parties est une tentative de duplication de l’autre, réalisé au préalable. Une fois les deux panneaux terminés, la distinction entre la copie et l’original a tendance à s’estomper. Comme l’artiste l’admet lui-même, « la répétition, acte par acte, sur la seconde moitié de la toile, ne peut produire qu’une image imparfaite » : le système de Piffaretti vise à nous montrer l’impossible reproduction du geste artistique. Dans certaines œuvres, la seconde partie est même laissée irrémédiablement vierge, en raison de la complexité des formes peintes. Bernard Piffaretti a eu des expositions personnelles à Kate Macgarry, Londres, Royaume-Uni (2017) ; Galerie KLEMM’S, Berlin, Allemagne (2016) ; Cherry et Martin, Los Angeles, Californie (2015) ; Galerie Frank Elbaz, Paris, France (2014) ; Musée d’art moderne de Saint-Étienne, Saint-Étienne, France (2009) ; Musée Matisse, Le Cateau-Cambrésis, France (2008) ; et Cheim & Read, New York, USA (2002), entre autres. Les principales expositions de groupe comprennent la Philip MartinGallery, Los Angeles, Californie, États-Unis (2018) ; Gordon Robichaux, NewYork, États-Unis (2018) ; Kunstverein Schwäbisch Hall, Schwäbisch Hall, Allemagne (2017) ; Musée des Beaux-Arts de Nantes, Nantes, France (2015) ; MAMCO- Musée d’art moderne et contemporain, Genève, Suisse (2007) ; et Centre d’Art Contemporain, Kerguéhennec, France (2005).

Laure Provost
PNG

Née à Lille en 1978, Laure Provost est une plasticienne et vidéaste française. Elle a étudié au Royaume-Uni et vit et travaille aujourd’hui à Londres et Anvers. Son travail est connu pour ses installations multimédias immersives, où elle explore l’incontrôlable, les paradis perdus, la communication biaisiée. Provost a remporté le prix Turner pour son installation vidéo"Wantee" en 2013. L’œuvre comprenait un film de fiction sur son grand-père dans une installation qui restaurait le salon de ses grands-parents. En 2011, elle a également remporté le Prix Max Mara.

PNG
©Laure Provost

Informations pratiques :

26/06 – 10/10

Wuhan
Surplus Space

Entrée gratuite

Horaires
10:30-17:30/ 10h30-17h30 du mardi au samedi

Adresse

2ème étage, Bâtiment F, Wuhan Salon, 8 Avenue Hongtu, Wuhan

Partenaire
PNG

À propos de Surplus Space

Fondée en 2015, la galerie Surplus Space est une institution artistique internationale à but non lucratif située à Wuhan. Elle est engagée dans la promotion des expériences artistiques les plus pointues, présentant au public des travaux d’artistes chinois et étrangers axés sur l’art contemporain, les arts immersifs et numériques et l’éducation artistique.

Dernière modification : 30/06/2021

Haut de page