115ème anniversaire de l’Université des Transports et des Communications du sud-ouest [中文]

Allocution du Consul général de France à Chengdu, Monsieur Emmanuel Rousseau
(Chengdu, samedi 29 octobre 2011)

Monsieur le vice-gouverneur de la province du Sichuan (Chen Wenhua),
Monsieur le vice-maire de Chengdu (Fu Yonglin),
Monsieur le Président de l’Université de Xinan Jiaotong (Chen Chunyang),
Madame la secrétaire du comité du Parti de l’université (Gu Liya),
Messieurs les représentants des Ministères de l’éducation et des Chemins de fer,
Mesdames, Messieurs,
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C’est un très grand honneur pour moi que de pouvoir participer à cette cérémonie solennelle marquant le 115ème anniversaire de cette prestigieuse institution universitaire et je vous remercie chaleureusement de m’y avoir invité aujourd’hui avec mes collègues du Consulat général de France.
I/ Lorsque l’on regarde cette université fertile en histoire et en péripéties, nous en voyons d’abord la modernité et la prospérité : l’Université Jiaotong du sud-ouest est une très grande université, avec 72 spécialités, dont 12 de niveau national, 15 écoles doctorales, 43 masters, 9 instituts de recherche postdoctorale et 27 laboratoires. Il s’agit effectivement d’une des plus importantes universités chinoises dans le domaine des transports et des communications.

Mais au-delà de cette modernité, il y a tout ce que l’on ne voit pas, c’est à dire son passé, avec toute la richesse de son histoire : créée dès 1896 et surnommée le « berceau de l’ingénierie ferroviaire en Chine », l’Université des transports et des communications du sud-ouest est l’un des plus anciens établissements universitaires chinois, institué à l’origine par le bureau des chemins de fer de Bei Yang et placé sous la direction de M. Wu Diaoqing, son premier président. Ce bureau a suivi une évolution parallèle à celle du monde chinois au cours du siècle dernier, donc assez mouvementée : déplacée plusieurs fois durant les premières décennies de son histoire, puis notamment lors de la seconde guerre mondiale, l’Université des Transports du sud-ouest est revenue définitivement au Sichuan, à Emei, précisément, en 1972.

Mais tout au long de son existence, en dépit de nombreux changements de noms et de villes, et de nombreux défis, l’Université des transports et des communications du sud-ouest a toujours conservé son but premier, à savoir celui d’être à la pointe du transport ferroviaire en Chine afin de moderniser le pays.
L’importance de votre université, M. le Président, a été confirmée au cours de son existence par les visites des plus prestigieux personnages de l’histoire moderne chinoise, tels que Sun Yat-sen, Mao Zedong, Zhou Enlai et plus récemment Hu Jintao.

II/ Par ailleurs, l’Université Jiaotong du sud-ouest est pour les universités françaises un partenaire de premier choix.

Active dans bien des domaines, cette université collabore depuis des années avec les plus remarquables établissements français, ce dont nous nous félicitons. En effet, les cinq universités Jiaotong de Chine entretiennent un accord autour d’un programme de doubles diplômes 4+4 avec l’intergroupe des cinq Ecoles Centrales (Paris, Lyon, Nantes, Marseille et Lille) depuis près de quinze ans, ainsi que, depuis 2006, un programme doctoral d’excellence, et enfin un accord avec l’Université Lyon II depuis 2008.

Sur un plan général, la coopération universitaire entre nos deux pays a déjà donné naissance à de très beaux partenariats, dont l’Université Jiaotong du sud-ouest est un parfait exemple. L’influence de ces partenariats sur la mobilité étudiante n’est pas négligeable, les chiffres parlent d’eux-mêmes, car, cette année, 27 000 étudiants chinois en France, c’est dix fois plus qu’il y a dix ans.

Cette mobilité étudiante est le plus sûr moyen d’assurer une forme d’équilibre et d’harmonie à l’internationalisation de nos échanges. C’est pourquoi, dans cet esprit, la France conduit depuis quatre ans une réforme sans précédent de ses universités. Celles-ci, qui se trouvaient autrefois dispersées sur le territoire, se regroupent désormais en grands pôles de recherche et d’enseignement supérieur, des PRES. Alors qu’en 2007, il y avait 85 universités et 225 grandes écoles, aujourd’hui, ce sont une vingtaine de pôles universitaires qui émergent en France, avec une offre de formation élargie ( plus de 500).

III/ Pour terminer, j’aimerais saisir cette occasion pour rappeler les objectifs de notre coopération universitaire avec la Chine, que nous souhaitons atteindre pour le plus grand bénéfice des étudiants chinois et français et de notre relation globale entre deux pays de grande culture.

Tout d’abord, il semble manifeste que ce que l’on nomme la mobilité étudiante doit être à double sens et de plus en plus « encadrée », c’est-à-dire sur la base de partenariats. Nous souhaitons que dans les trois ans à venir, la moitié des mobilités s’effectuent sur la base de ces partenariats, pour un total de 50 000 étudiants chinois en France en 2015. C’est pourquoi une sélection plus rigoureuse des étudiants, un meilleur encadrement et le renforcement des programmes de mobilités, tels les programmes Cai Yuanpei au niveau doctorat, ou France Excellence au niveau master, sont des conditions nécessaires au bon déroulement des échanges interuniversitaires.
Enfin, la priorité est donnée aux étudiants de master et de doctorat, qui atteindront, nous le souhaitons, 66% des effectifs en 2015, principalement dans les filières de management, d’économie, de finances, de sciences et de sciences de l’ingénieur ainsi que du droit, des sciences politiques, de la santé et de l’environnement.

Monsieur le Président, au regard de la vitalité des échanges entre votre université et les universités françaises, au regard du travail mené tous les jours par vos collaborateurs pour faire progresser la coopération universitaire et scientifique, je suis pleinement rassuré et je vous félicite.
Je vous présente tous mes meilleurs vœux de prospérité pour l’avenir de votre Université. Je vous remercie./.

Dernière modification : 08/11/2011

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